sept 16 2008

Il n’est jamais trop tard !

Catégories : DiversArnaud @ 11:59

Il est d’usage maintenant de s’extasier devant les prouesses de ses enfants et de rapporter fièrement à ses amis : « Mon petit Hector a lu Le Petit Prince et il n’a que neuf ans ».

Eh bien je le clame haut et fort : je viens de lire Le Petit Prince, et j’ai 35 ans !

Alors, oui, certains diront qu’il était temps, mais je tiens à faire savoir qu’Antoine de Saint-Exupéry lui-même n’a pas lu Le Petit Prince avant ses 43 ans.

Bon, je triche un peu, car même si je ne l’avais pas lu, je l’avais vu il me semble monté en pièce de théâtre quand j’avais à peu près 10 ans. J’en gardais le souvenir d’une œuvre illogique, obscure et dérangeante. En fait, je me rends compte que j’ai grandi à l’envers ! J’étais une « grande personne » du haut de mes 10 ans, et maintenant, je vois l’éléphant qui a été ingéré par le boa !

Je doute qu’on ait tout le recul nécessaire pour apprécier la portée du propos à 10 ou même 15 ans. Un peu d’expérience ne fait pas de mal pour raccrocher ses propres situations aux différents épisodes de cette aventure. Alors, si vous l’avez au fond de votre bibliothèque et que vous ne l’avez pas lu depuis vos 10 ans, ressortez le, sa relecture ne vous fera pas de mal !

Étiquettes : ,


août 28 2008

Bien d’accord avec Bénabar

Catégories : Coups de gueuleArnaud @ 13:16

Dans sa chanson « Satune », Bénabar dit :

Saturne manque pas d’idées pour torturer les clodos
Ils ont même inventé un nouveau banc de métro
Qui les empêche - quel progrès ! - de s’allonger
Et le ventre de la ville va bientôt les digérer

Il me semble que le concept se généralise et dépasse maintenant le cadre de la RATP. En rentrant il y a quelques jours, je suis passé le long de la voie de chemin de fer au niveau de la gare de Bois-Colombes dans ce que j’appellerai un petit espace de verdure. Cet espace est parsemé de banc le long du chemin. Pendant longtemps, deux SDF avaient élu domicile sur deux de ces bancs. J’ai pu constater que ces mêmes bancs sont maintenant équipés d’un accoudoir central. Je ne sais pas si les quelques usagers de ces bancs les trouvent plus confortables, une chose est sûre : les SDF en question ne peuvent plus s’y allonger et sont certainement allés voir ailleurs.

Alors, à votre avis, ces accoudoirs ont-ils été mis là pour améliorer le confort des bancs ou pour faire fuir un peu plus loins des SDF qu’on ne saurait voir ?

Étiquettes : , ,


août 11 2008

Pas ma faute

Catégories : DiversArnaud @ 20:00

C’est avec un petit pincement au cœur que j’ai appris l’écroulement de « Wall Arch », une arche du parc « Arches National Park » situé près de Moab, dans l’Utah.

Wall Arch avant/après

Wall Arch avant/après

Cette arche qui se trouve le long de la piste « Devils Garden », n’était pas la plus belle ni la plus impressionnante, mais étant passé à ses pieds il y a presque 2 ans, ça ne me laisse pas indifférent.

Espérons que je n’aurais pas l’occasion de mon vivant d’apprendre la chute de « Delicate Arch » dans ce même parc ou de la fameuse aiguille d’Étretat…

Étiquettes : ,


août 07 2008

Niamey, 1 heure d’arrêt

Catégories : VoyagesArnaud @ 20:00

Cette fois c’est la bonne, je suis autorisé à reprendre l’avion vers Paris !

Si j’ai pu faire un certain nombre des choses que j’aurais souhaité faire à mon premier passage, ma liste s’est allongée et je compte bien revenir pour remonter le fleuve et aller voir les hippopotames dans leur milieu naturel.

Avant de clore le chapitre Niger, je profite de ce dernier billet pour rapporter certains aspects qui m’ont fait sourire durant mon séjour :

  • Si on vous souhaite la bienvenue là où vous arrivez, on vous souhaite également la « Bonne arrivée ». Après tout, c’est plein de bon sens.
  • En France, la formule « Bonsoir » s’emploie dès 18h. À Niamey elle s’emploie dès 14h, alors, il faut s’y faire. Certains penseront que je suis bien fatigué quand je dirai « Bonsoir » dans l’après-midi à Paris !
  • Le français est une langue vivante, les africains s’activent pour la faire vivre. Si les québécois ont leurs mots bien à eux, j’en ai entendu certains à Niamey également. Certains comme la « promptitude » montrent que la tentation de contracter « prompt » avec « exactitude » est finalement assez courante !
  • Lorsqu’on a compris le sens de « il fait beau » pour un habitant de Niamey, on se dit qu’ils seraient heureux de vivre à Dunkerque ! En effet, au Niger, un beau temps est un temps agréable, et donc un temps nuageux !

Bref, aujourd’hui je repars, mais je ne serai pas étonné de revenir un jour !

Étiquettes :


août 05 2008

Embarquées

Catégories : VoyagesArnaud @ 16:00
Photographe

Photographe

Mon premier passage au Niger s’était soldé par la frustration de ne pas avoir pu ramener de statuette faite de pièces de métal récupérées et soudées entre elles.

J’ai essayé d’être plus prévoyant cette fois-ci. Puisque le vendeur n’exposait pas en permanence, je guettais à chaque départ de déjeuner la présence des statues afin de prévoir un arrêt au retour. Quand je dis « exposer », je veux dire aligner les statues dans la poussière au carrefour.

En ce mardi, c’est bon ! Les voici toutes ou presque dehors, donnant un petit coté sympathique au carrefour.

Je demande donc à Badi, notre chauffeur, de me déposer là. Aujourd’hui, il fait au delà de 40° au soleil, je me serais bien passé d’y attendre, mais je ne risquerai pas à espérer une nouvelle occasion. Cette fois les statues sont là, mais le vendeur est absent. Je demande aux personnes à proximité où je pourrai le trouver et rapidement j’obtiens son numéro de téléphone. Clément Odin, c’est son nom, m’annonce qu’il sera là en moins de 10 minutes. Personnellement, je commence à me méfier du temps africain, 10 minutes, ça peut parfois être long, très long…

Saxophoniste

Saxophoniste

Alors j’attends, je profite de l’occasion pour jeter un coup d’œil à son book qui est sous la table. Il y a là des images de la plupart de ses créations, certaines déjà vendues, toujours très créatives et souvent drôles.

J’évite de m’approcher trop près du caniveau : il fait chaud, il a plu il y a moins de 48 heures, alors des détritus fermentent, une odeur fétide en émane et mes narines n’apprécient pas trop.

Le temps passe mais aujourd’hui la chance me sourit puisque Clément arrive dans le temps imparti. On discute un peu de ses créations, de son éventuel site web pour présenter plus largement ses œuvres, mais je me dépêche de retourner au travail avec deux de ses statuettes en poche (les grandes n’ont pas leur place dans mon salon même si Clément a été suffisamment malin de les rendre démontables pour mieux les transporter). Aujourd’hui, c’est avec joie que j’y retourne : l’appel de la clim est finalement le plus fort.

Étiquettes : ,


Page suivante »