Home, sweet home

Me voici de retour en France après deux semaines passées à Niamey. La DST a bien voulu me rendre mon passeport le samedi après-midi précédent mon départ.

Bilan de ce court séjour :

  • 2 plaquettes de Malarone® et a posteriori aucun signe de palud même si les traces de boutons de moustique sont multiples.
    Le plus malchanceux d’entre nous a contracté de manière quasi simultanée : le palud, la fièvre typhoïde, la fièvre méditerranéenne. Bien entendu, il a fini hospitalisé et n’était pas mécontent d’être rapatrié.
  • Une plaquette complète de Tiorphan®. C’est le prix à payer pour boire au robinet, prendre des glaçons, manger des légumes sans se poser trop de questions. Attention cependant à ceux qui veulent s’aventurer dans ces régions : il convient de s’assurer d’avoir du papier toilette en permanence avec soir et également de vérifier qu’il n’y a pas de coupure d’eau avant de s’aventurer dans le petit coin tranquille. Habitués que nous sommes à notre petit confort d’européens, certaines situations peuvent nous laisser dans de grands moments de solitude. Il suffisait de voir les plus verts d’entre nous devenir encore plus verts lorsque quelqu’un annonçait que l’eau était de nouveau coupée.
  • Aucune photo ou presque. Mon matériel photo que j’avais emporté n’a pas été sorti une seule fois. Et pourtant Niamey semble magnifique. Le survol en avion montre une région rouge parsemée d’arbres. Comme il est très probable que j’y retourne, je m’arrangerai pour disposer de mon propre véhicule (4×4) pour pouvoir m’extirper de la capitale.
  • Je reviens avec quelques dizaines de milliers de Francs CFA. Encore un ou deux passages et j’en aurai assez pour pouvoir jouer au Monopoly avec de vrais billets.
  • Si vous devez vous déplacer à Niamey, évitez de marcher trop près de la route. Les automobilistes sont extrêmement confiants de leur capacité à éviter les piétons, vélos, motos. Si confiants d’ailleurs que peu de voitures n’ont pas leurs portes droites éraflées. Les accidents se règlent réellement à l’amiable : une moto percute une voiture, les deux sont plus ou moins en tort, le motard se relève, les deux se serrent la main et chacun reprend son chemin. Des situations inimaginables pour les conducteurs parisiens habitués à se battre derrière leur volant.
  • Où est donc passée ma chance ? J’avais remarqué deux objets : un tableau et des statuettes faites de morceaux de métal récupérés et soudés entre eux. Le tableau est parti en exposition à Saint Brieuc pour ne revenir (si jamais il revient) que début septembre. Le vendeur de statuettes a quant à lui décidé de déserter son carrefour la seconde semaine. Moralité : à avoir attendu la seconde semaine, je suis reparti bredouille sans les petits objets d’ameublement qui m’avaient plu.
  • Je connais maintenant tous les grands axes goudronnés de Niamey, il me reste à apprendre les centaines de rue de terre, mais avec quelques séjours supplémentaire, je pourrai envisager ma reconversion en taxi. En parlant de taxi, nous les avions surnommés les petits suisses : il s’agissaient de petites voitures japonaises blanches des années 80 et qui disposaient encore, pour nombre d’entre elles, de l’autocollant « CH » à l’arrière. Les jours de pluie, n’oubliez pas de soulever les pieds… Les trous dans les planchers sont légion, et l’eau monte facilement de plus de 30cm dans la ville.

Encore quelques semaines de répit, et je serai de retour au Niger.

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