Embarquées

Photographe
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Mon premier passage au Niger s’était soldé par la frustration de ne pas avoir pu ramener de statuette faite de pièces de métal récupérées et soudées entre elles.

J’ai essayé d’être plus prévoyant cette fois-ci. Puisque le vendeur n’exposait pas en permanence, je guettais à chaque départ de déjeuner la présence des statues afin de prévoir un arrêt au retour. Quand je dis « exposer », je veux dire aligner les statues dans la poussière au carrefour.

En ce mardi, c’est bon ! Les voici toutes ou presque dehors, donnant un petit coté sympathique au carrefour.

Je demande donc à Badi, notre chauffeur, de me déposer là. Aujourd’hui, il fait au delà de 40° au soleil, je me serais bien passé d’y attendre, mais je ne risquerai pas à espérer une nouvelle occasion. Cette fois les statues sont là, mais le vendeur est absent. Je demande aux personnes à proximité où je pourrai le trouver et rapidement j’obtiens son numéro de téléphone. Clément Odin, c’est son nom, m’annonce qu’il sera là en moins de 10 minutes. Personnellement, je commence à me méfier du temps africain, 10 minutes, ça peut parfois être long, très long…

Saxophoniste
Saxophoniste

Alors j’attends, je profite de l’occasion pour jeter un coup d’œil à son book qui est sous la table. Il y a là des images de la plupart de ses créations, certaines déjà vendues, toujours très créatives et souvent drôles.

J’évite de m’approcher trop près du caniveau : il fait chaud, il a plu il y a moins de 48 heures, alors des détritus fermentent, une odeur fétide en émane et mes narines n’apprécient pas trop.

Le temps passe mais aujourd’hui la chance me sourit puisque Clément arrive dans le temps imparti. On discute un peu de ses créations, de son éventuel site web pour présenter plus largement ses œuvres, mais je me dépêche de retourner au travail avec deux de ses statuettes en poche (les grandes n’ont pas leur place dans mon salon même si Clément a été suffisamment malin de les rendre démontables pour mieux les transporter). Aujourd’hui, c’est avec joie que j’y retourne : l’appel de la clim est finalement le plus fort.

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