Ouganda, premier séjour

Non, ce n’est pas de vacances, même si la destination pourrait y faire pense. Si le SI (Système d’Information) d’Orange Niger a été monté en moins de 6 mois, Orange Ouganda a fait le choix de la même solution, mais avec un objectif de le mettre en service en moins de 3… Là, ca devient réellement du sport, une épreuve qualificative pour les jeux olympiques de la discipline !

Bref, une semaine après avoir appris le lancement du projet, je réintégrais l’équipe de Sofrecom et 2 semaines plus tard, je prenais l’avion pour Entebbe/Kampala afin d’effectuer le cadrage fonctionnel.

Une autre Afrique

Le Niger fut mon premier « réel » contact avec l’Afrique, si j’exclu le Maghreb. L’Ouganda est un pays bien différent, anglophone plutôt que francophone, luxuriant plutôt que sec. Le climat y est des plus agréables. Les températures oscillent entre 25 et 30°C. Le soleil est souvent présent, les orages rapportent de l’eau toutes les 48h. Alors, dans ces conditions, tout est vert, tout pousse. Mon ficus devrait apprécier si je pouvais l’apporter avec moi.

Il est difficile de ne pas noter la présence de grands oiseaux dans le ciel. Puis par hasard, on a l’occasion de les voir de plus près. Surprise il s’agit de marabouts, dont le crane très dégarni et l’éventuelle poche gulaire les rendent très facilement reconnaissable, il faut bien avouer qu’ils sont plus majestueux en vol qu’au sol. Ceux d’entre vous qui auront l’occasion de les voir de plus près comprendront pourquoi, à coté, les vautours ont des allures de top-modèles.

Premières visites

Bis repetita placent. Après le Niger, la charge de travail ne permettra pas de faire des sorties touristiques aussi souvent qu’on puisse le souhaiter. Alors, le premier samedi après midi est passé au bord de la piscine à roupiller au soleil pendant que d’autres se plaignent du froid en France. Dimanche, de retour sur un terrain de squash, je me fais promener d’un bout à l’autre, et hérite de courbatures à l’épaule… Première résolution pour 2009, se remettre au squash avec une raquette obtenue en promotion chez Décathlon (bon, ça ne me rendra pas meilleur, mais laissez moi y croire).

Vieille femme à Kasubi Tombs
Vieille femme à Kasubi Tombs

Dimanche après-midi, hop, à 4 nous prenons un « guide » local qui nous conduira dans les principaux sites de la capitale, que se terminera par un saut au marché. En cette fin d’année, c’est la saison des sauterelles, je vous laisse donc imaginer la nature de la petite « douceur » locale. Les sauterelles sont récoltées de nuit avec de gros projecteurs (enfin il me semble que c’en était l’utilité), puis, elles sont « épluchées » vivantes, c’est-à-dire que des femmes leur retirent ailes et pattes, puis salées et plongées encore vivantes dans l’huile bouillante. Personnellement, je ne faisais pas le malin en goutant les premières, au final, je ne suis pas un grand fan, mais c’est plutôt bon. D’autres les mangent comme moi je dévore des M&Ms.

Des compagnies aériennes

Si pour de nombreuses compagnies aériennes africaines, les hôtesses semblent avoir beaucoup moins d’heures de vol que les avions, il n’en va pas de même pour nos traditionnelles compagnies aériennes.

Autre point important, la « Business Class ». Personnellement, je n’avais jamais eu droit à ce traitement, mais compte tenu de la distance et donc de la durée du voyage, c’était le traitement « standard » pour l’équipe. Et pour une fois, j’ai dormi et bien dormi dans un avion. Je sens qu’un éventuel retour en classe éco va me rendre grincheux !

Petite frustration au passage… D’Entebbe à Nairobi, premier vol du retour, il est normalement possible d’observer (de jour bien sûr), le Kilimanjaro et la réserve du Serengeti. Ayant en soute mon sac contenant une bonne partie du matériel pour aller randonner, la tentation est grande de demander un parachute pour aller découvrir la région en dessous.

Rencontre inopinée, mais avortée

Je ne pensais pas retrouver à Kampala de connaissance hormis les collègues du Niger. Ce fut avec surprise que je lisais dans les mises à jour de statuts qu’Andry, un ami rencontré à SoluCom il y a plusieurs années, serait présent en Ouganda pendant mon séjour. Le monde est décidément bien petit.

Bon, nos horaires respectifs ne nous ont pas permis d’aller prendre un verre ensemble, ce sera pour une prochaine fois !

La suite

A priori, 2009 commencera par de nombreuses semaines à passer sur place. Je devrai donc pouvoir acquérir un niveau moins lamentable au squash, mais je compte bien trouver l’occasion de me sauver plusieurs jours en montagne pour aller trouver les gorilles. Enfin, si on n’est pas trop la tête sous l’eau et si ca marche à peu près bien au lancement…

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