juil 07 2008

Home, sweet home

Catégories : Boulot, VoyagesArnaud @ 20:00

Me voici de retour en France après deux semaines passées à Niamey. La DST a bien voulu me rendre mon passeport le samedi après-midi précédent mon départ.

Bilan de ce court séjour :

  • 2 plaquettes de Malarone® et a posteriori aucun signe de palud même si les traces de boutons de moustique sont multiples.
    Le plus malchanceux d’entre nous a contracté de manière quasi simultanée : le palud, la fièvre typhoïde, la fièvre méditerranéenne. Bien entendu, il a fini hospitalisé et n’était pas mécontent d’être rapatrié.
  • Une plaquette complète de Tiorphan®. C’est le prix à payer pour boire au robinet, prendre des glaçons, manger des légumes sans se poser trop de questions. Attention cependant à ceux qui veulent s’aventurer dans ces régions : il convient de s’assurer d’avoir du papier toilette en permanence avec soir et également de vérifier qu’il n’y a pas de coupure d’eau avant de s’aventurer dans le petit coin tranquille. Habitués que nous sommes à notre petit confort d’européens, certaines situations peuvent nous laisser dans de grands moments de solitude. Il suffisait de voir les plus verts d’entre nous devenir encore plus verts lorsque quelqu’un annonçait que l’eau était de nouveau coupée.
  • Aucune photo ou presque. Mon matériel photo que j’avais emporté n’a pas été sorti une seule fois. Et pourtant Niamey semble magnifique. Le survol en avion montre une région rouge parsemée d’arbres. Comme il est très probable que j’y retourne, je m’arrangerai pour disposer de mon propre véhicule (4×4) pour pouvoir m’extirper de la capitale.
  • Je reviens avec quelques dizaines de milliers de Francs CFA. Encore un ou deux passages et j’en aurai assez pour pouvoir jouer au Monopoly avec de vrais billets.
  • Si vous devez vous déplacer à Niamey, évitez de marcher trop près de la route. Les automobilistes sont extrêmement confiants de leur capacité à éviter les piétons, vélos, motos. Si confiants d’ailleurs que peu de voitures n’ont pas leurs portes droites d’éraflées. Les accidents se règlent réellement à l’amiable : une moto percute une voiture, les deux sont plus ou moins en tort, le motard se relève, les deux se serrent la main et chacun reprend son chemin. Des situations inimaginables pour les conducteurs parisiens habitués à se battre derrière leur volant.
  • Où est donc passée ma chance ? J’avais remarqué deux objets : un tableau et des statuettes faites de morceaux de métal récupérés et soudés entre eux. Le tableau est parti en exposition à Saint Brieuc pour ne revenir (si jamais il revient) que début septembre. Le vendeur de statuettes a quant à lui décidé de déserter son carrefour la seconde semaine. Moralité : à avoir attendu la seconde semaine, je suis reparti bredouille sans les petits objets d’ameublement qui m’avaient plu.
  • Je connais maintenant tous les grands axes goudronnés de Niamey, il me reste à apprendre les centaines de rue de terre, mais avec quelques séjours supplémentaire, je pourrai envisager ma reconversion en taxi. En parlant de taxi, nous les avions surnommés les petits suisses : il s’agissaient de petites voitures japonaises blanches des années 80 et qui disposaient encore, pour nombre d’entre elles, de l’autocollant « CH » à l’arrière. Les jours de pluie, n’oubliez pas de soulever les pieds… Les trous dans les planchers sont légion, et l’eau monte facilement de plus de 30cm dans la ville.

Encore quelques semaines de répit, et je serai de retour au Niger.

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juin 22 2008

Un barbare en Afrique

Catégories : Boulot, VoyagesArnaud @ 20:24

Difficile de ne pas partir en Afrique avec un quelconque a priori… Quoiqu’il en soit, les premières heures de mon séjour nigérien me permettent de me mettre rapidement dans le bain.

Par ordre chronologique :

  1. On me demande ma carte d’embarquement en débarquant de l’avion… Encore heureux que je l’ai gardée avec moi, je serais sinon resté coincé sur le tarmac.
  2. Mon passeport est gardé par les forces de l’ordre. Je suis invité à le récupérer le lendemain matin dans les locaux de la D.S.T. (même initiales qu’en français).
  3. La navette de l’hôtel qui était censée nous prendre à l’aéroport à notre arrivée (un Indien m’accompagnait, ou plutôt me retrouvait sur place) n’est pas présente à l’emplacement attendu. S’en suit donc une grosse demi-heure d’appels, d’attente, tout en étant en permanence sollicité par des locaux qui me proposent leurs services de taxi, vente de cartes SIM et change. Monter avec eux en taxi, on sait d’où l’on part, on ne sait jamais où l’on va, alors, dans le doute, j’évite de multiplier les surprises.
  4. Arrivé à l’hôtel, il semblerait que je ne sois pas sur la liste des personnes attendues… J’aurais mieux fait de prendre une tente en partant moi !

Et pour clôturer, 4 français ont été pris en otage aujourd’hui plus au nord. Moi qui rêvais d’être Indiana Jones poursuivi par les autochtones…

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juin 14 2008

Ca dépend, ca dépasse !

Catégories : BoulotArnaud @ 14:44

Chaque pays à ses propres règles d’admission des étrangers sur son territoire. Chaque pays ayant sa propre culture, ses propres us et coutumes, le formulaire de demande de visa peut présenter des surprises à celui qui le remplit.

Le Niger n’échappe pas à la règle…

Si la quasi totalité des questions est prévisible d’un point de vue européen, une en particulier fera sourire : « Nombre d’épouse ». Remarquez cependant que « épouse » est cité au singulier, « enfants », au pluriel.

Demande de visa pour le Niger

Demande de visa pour le Niger

Alors, dans mon cas, pour paraphraser « Le père Noël est une ordure », je dirai : « Ca dépend, ca dépasse ».

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mai 26 2008

Et maintenant l’autre épaule

Catégories : BoulotArnaud @ 17:13

Aïe

Qu’ont en commun Stamaril, Repevax & Tyavax? Outre le fait que ce sont des vaccins, je les ai reçus aujourd’hui… 2 piqûres à droite, la dernière à gauche. En 3 injections, je n’ai pas reçu 3 mais 7 vaccins.

Bon, là tout de suite, mes épaules sont un peu endolories. Elles ont 3 jours pour s’en remettre car vendredi, j’y retourne pour la méningite cérébro-spinale toutes options.

Comme quoi, il faut parfois donner de sa personne pour effectuer son travail !

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mar 31 2008

On se soigne de tout

Catégories : Boulot, DiversArnaud @ 21:00

Certains diront que lorsqu’on est un geek, c’est pour la vie.

Aujourd’hui, je partais renforcer une équipe en place pour la mise en place d’un nouvel opérateur au Niger (mission à Montreuil et non pas à Niamey). Objectif pour les semaines à venir : remettre le chantier WiMax sur de bons rails.

Fort de mes connaissances de ce qu’était un opérateur GSM en 2001, je me suis attelé à la lecture de certains documents relatifs à l’architecture WiMax… Après 20 pages de sigles divers et variés, ce qui m’aurait poussé à en savoir plus il y a quelques années me tapait sur le système…

C’est bon docteur ? Je suis guéri ?

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