Périgord

Deuxième étape de notre voyage de noces…

Mercredi, nous amorçons la descente plein Sud vers le Périgord. Moi le nez plongé dans les guides pour préparer les journées à venir et nous trouver le gîte et le couvert, et Arnaud les yeux rivés sur le bitume… et le paysage !

Coup de chance, le guide des balades insolites en Périgord signale un passionné qui a construit un immense réseau ferroviaire miniature (oui, oui, il est immense, mais c’est une miniature) à quelques kilomètres de notre route. Un coup de fil, et André Gay accepte gentiment de nous recevoir pour nous montrer son réseau dans l’après midi.

Moi qui ne suis pas spécialement intéressée a priori par les trains miniatures, je suis émerveillée par ce que ce passionné a réussi à construire… un étage entier de sa maison est consacré à sa passion, avec un immense circuit hyper bien décoré, des gares ultra réalistes, de nombreuses rames, et surtout la programmation purement électronique d’un nombre incroyable de séquences (nous en verrons une, qui dure entre 15 et 20 minutes). Un vrai bijou, et un petit air de nostalgie à se remémorer les TP de physique du collège où on construisait des circuits en calculant la valeur des résistances en fonction de leurs couleurs (chacun ses madeleines !). Si tous les enseignants pouvaient s’inspirer de ce genre de cas concrets pour faire découvrir la physique… Pour en savoir plus sur ce réseau : Chalindrais Ligne 4.

En retournant vers la voiture, je grappille quelques figues bien juteuses qui n’attendaient que moi sur le bord de la route… et nous repartons vers le Sud. Nous arrivons en fin d’après midi aux Eyzies. Impossible de joindre la chambre d’hôte recommandée dans le guide, nous nous rabattons sur l’hôtel du coin. Accueil charmant, mais la chambre est … bof…. et surtout, elle donne sur LA rue des Eyzies… Enfin, le réveil matinal nous permettra d’avoir une journée plus remplie! Nous déposons nos affaires et enfilons nos chaussures de marche pour aller découvrir une ballade “introuvable” qui doit nous offrir une vue splendide sur la vallée de la Vézère au soleil couchant. Les indications du guide nous permettent de trouver assez aisément le point de départ de la ballade, mais ensuite ça se gâte. “Suivez le chemin” lorsqu’il y a 2 chemins qui se séparent un peu plus loin en 2 autres chemins et ainsi de suite… Nous patrouillons la forêt dans toutes les directions en essayant méthodiquement de suivre tous les chemins, mais à part tourner en rond, cela ne nous amène nulle part, et donne à nos pérégrinations un faux air de Blair Witch Project… brrr… Enfin, nous n’aurons pas la vue sur la Vézère, mais Arnaud a pu assouvir sa passion de photographe dans un vieux village abandonné qui donnait le point de départ de notre ballade. Des vieilles pierres, des vieilles tuiles, une végétation envahissante, quelques toiles d’araignées et une jolie lumière lui donnent une bonne matière. Et je joue les assistantes à porter le pied, déplier le pied, replier le pied, déplacer le pied etc. Je m’y prête volontiers, c’est plus léger que les seaux d’eau pour les chevaux !!!! ;-)

Nous rentrons donc à moitié bredouilles et nous mettons en quête du resto de nos rêves, nous n’avons pas choisi le Périgord pour rien… Notre choix se porte sur un restaurant situé dans un vieux moulin au bord de l’eau. N’ayant pas réservé, nous sommes initialement à l’intérieur, mais la chance est avec nous, et nous nous retrouvons finalement sur la terrasse, un peu au dessous du dress code en vigueur dans l’établissement, mais passons… Le repas est à la hauteur de nos espérances. Nous choisissons la même chose. Nos papilles s’échauffent avec une escalope de foie gras aux truffes, exquise. Poursuivent leur effort avec la dégustation de noix de St Jacques juste parfaites. Persistent avec une pièce de boeuf à la sauce périgourdine. Suivent le fromage et un dessert qui ne faiblissent pas. Le tout arrosé d’un très bon Bergerac, et nous rentrons repus (et à pieds naturellement).

Réveil au doux bruit des camions sur la route, tant pis. La journée du jeudi s’annonce chargée. Nous commençons avec une descente de la Vézère en canoé. 20km sur un cours d’eau fort paisible à cette saison… si on veut avoir le temps de faire autre chose cet après midi, il faut pagayer!!!! Je déploie donc ma force de poussée spectaculaire pendant qu’Arnaud agite vaguement ses rames avec une vitesse proche de celle du canoé (ou l’inverse…) Nous prenons quand même le temps de prendre quelques photos, essentiellement des vaches qui regardent passer les canoés comme d’autres regardent passer les trains… A voir sur notre site !

L’après midi se poursuit avec la grotte de Bernifal (dur dur de trouver une grotte dans la région qu’Arnaud n’ait pas déjà visitée, avec cette grotte, ouverte depuis 6 ans seulement, je relève le pari!). C’est un charmant vieux monsieur passionné qui nous fait visiter “sa” grotte à la lumière d’une lampe branchée sur une batterie automobile qu’il porte sur son dos. Comme il nous le dit si bien, nous découvrons la grotte “telle qu’elle a été découverte la première fois, sans aménagement ni éclairage”. Il nous fait découvrir les peintures et sculptures en nous expliquant bien les hypothèses des scientifiques. Très intéressant.

Nous enchaînons avec le gouffre de Ploumeyssac où le spectacle est bien rodé et la visite “industrialisée”. Mais cela n’ôte rien à la beauté du spectacle offert par cette voute immense et ses concrétions de calciums. Il y a même un remake de Pammukale (Turquie).

Puis petite route pittoresque vers l’Est pour atteindre notre gîte – La Terre du Regard – situé un peu au Nord de Cahors. La route est bien jolie, mais plus longue que prévue, d’autant que nous avons fait un arrêt dégustation / plein de provisions chez un producteur de foie gras, et nous repartons le coffre plein. Et dans la région, difficile de trouver à dîner à 21h30. Heureusement notre hôte ne manque pas d’un tour dans son sac, et pour nous éviter une dînette foie gras / Granola dans notre chambre (programme qui ne me déplaisait pas foncièrement mais qui satisfaisait moyennement Arnaud) il nous accompagne “au chalet” qui s’avère être une cahute au bord la route qui sert des magrets de canards / frites comme d’autres servent des hamburgers. Ce n’est pas d’une finesse délirante, surtout par rapport au dîner de la veille, mais ça a le mérite d’être ouvert. Nous ne nous coucherons donc pas le ventre vide !

Vendredi matin au réveil, la Terre du Regard est sous la brume et il fait frisquet. Nous partons découvrir le coin à pattes, et le soleil se lève pendant notre virée. Le retour nous offre un beau de vue sur la région (et de nouveau quelques figues bien juteuses, on ne se refait pas!). Avant de repartir, nous admirons le site de notre gîte sous le soleil et jouons un peu avec les carlins qui défendent (!) le lieu. Très marrant comme chien, et ces 2 représentants étaient bien sympathiques. Au passage nous rapportons quelques glands tombés des chênes, en espérant récolter des truffes sur notre terrasse à l’aide de notre chat truffier… hum hum…

Et nous partons dans l’après midi à l’assaut de l’Auvergne…

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