Auvergne
Troisième et dernière étape de notre périple : l’Auvergne !
Départ donc du Périgord vendredi dans l’après-midi, passage par Aurillac ou nous ne trouvons pas la route des crêtes. Nous partons donc sur la nationale en direction de Clermont-Ferrand, et nous obliquons rapidement pour passer le col du Perthus pas une petite route bucolique…
Nous arrivons vers 20h à Condat et nos estomacs crient famine. Nous jetons notre dévolu sur une petite pizzeria sans prétention, mais dont la nourriture sera au final acceptable (il faut dire que nous avons pris goût aux mets délicats). Nous repartons vers 21h et la pluie commence à tomber… Notre destination est le Mont Dore, il ne nous reste plus que quelques dizaines de kilomètres à parcourir. Cependant voilà, la route est chaude et la pluie qui tombe crée un brouillard qui gène bien la visibilité… Rapidement, l’eau chaude sur le goudron devient le terrain de jeu privilégié de milliers de grenouilles. Je les évite tant bien que mal, mais je dois avoir sur la conscience le décès de plusieurs dizaines…
Un peu plus tard dans la nuit, nous trouvons par hasard la maison d’hôtes dans laquelle nous avions réservé une chambre : Le Mirabeau. Cette maison est en fait un ancien hôtel reconverti. Il est tenu par un couple ayant chat et chien, mais surtout avec une collection imposante de vélos (tout le sous-sol) et de guitares (une cinquantaine dans toute la maison avec une majorité dans le salon). Vous rêviez de voir une stratocaster, hé bien c’est possible. Une partie d’entre elles servent régulièrement, mais nous n’avons pas eu l’occasion d’assister à la traditionnelle présentation par son propriétaire.
Samedi matin : lever aux aurores ou presque… Nous partons pour une ballade de 8 heures d’après le guide que nous avons embarqué. La météo est maintenant moins clémente que les jours précédents. À peine sortis, nous découvrons la brume et l’humidité. Nous n’avions pas prévus qu’il pouvait ne pas faire beau et chaud durant cette semaine, en conséquence, nous ne sommes pas les mieux équipés pour cette première virée. Je profite de l’occasion pour voir si il est possible de porter tout le matériel photo durant une journée (trépied compris).
Nous quittons donc notre chambre d’hôtes, hésitons quelques temps dans le Mont Dore quant à la direction à suivre. Au passage, nous nous arrêtons chez un fromager pour emporter un gros morceau de cantal qui nous servira de déjeuner. Après moult discussions, nous partons grosso modo dans la direction attendue en espérant ne pas rater à une intersection le chemin que nous devions prendre mais que nous ne trouvons pas. Cette difficulté est rapidement surmontée : un petit sigle nous remet sur les bons rails.
Nous avançons à travers bois dans la vallée avant de commencer l’ascension vers le chemin des crêtes. Le froid se fait sentir, surtout à terrain découvert, là où le vent est le plus présent.
Vers midi nous arrivons à proximité du col de la Croix Morand et là, nous croisons la route. Mal nous en a pris car sur cette route, un panneau indique à 500 mètres une auberge qui sert des truffades maison… Alors forcément, comme nous avons faim et froid, nous faisons un petit détour. La truffade n’était pas le modèle traditionnel, il s’agissait plutôt d’une tartiflette au Saint Nectaire fermier, mais c’était excellent et bienvenu dans nos estomacs. Pour finir sur une note sucrée, nous engloutissons deux parts de tarte aux myrtilles… Le ventre plein, nous reprenons notre chemin.
La pose du déjeuner a permis au brouillard de se lever un peu : nous pouvons maintenant voir les crêtes par intermittence.
Nous savions qu’il y avait du vent, mais nous n’avions encore rien vu. Après avoir gravi la pente nous menant sur la ligne des crêtes, nous devons faire face à un vent bien plus fort. D’ailleurs, nous aurions du nous en douter : il suffisait de voir défiler les nuages dans le ciel pour se douter que ça souffle là haut. Mais la vue vaut le détour. Les couleurs changent sans arrêt compte tenu du vent qui pousse sans cesse de nouveaux nuages.
En plus du vent, nous devons maintenant tenir compte de la température qui avoisine deux degrés. Par endroits, de la glace s’est formé sur des panneaux. Mais, en raison de la force du vent, les stalactites de glace sont horizontales…
Encore une heure de marche avant d’entamer la descente vers Mont Dore, notre chemin nous amène au pied de la Grande Cascade. Quelques minutes encore et nous voici de retour à la voiture.
Ce weekend, Mont Dore organise un raid VTT. De nombreux concurrents venus de toute la France et d’Europe ont en fait réservé toutes les chambres d’hôtes disponibles. Nous sommes donc contraints de quitter la ville pour nous réfugier au lac Chambon, à quelques kilomètres de là.
Pour nous remettre de toutes ces aventures, un petit restaurant s’impose où nous goutons les dernières spécialités locales que nous n’avions pas encore testées.
Le lendemain, dernier jour en Auvergne et également dernier jour de notre voyage de noces, nous repartons pour une longue ballade. Cette fois-ci nous évitons les crêtes.
Nous choisissons donc un long chemin partant du lac Pavin, passant par le lac de Bourdouze, puis par le lac de Montcineyre et retournant au lac Pavin. Au petit matin, nous découvrons qu’un des Puy est couvert de neige, il y avait bel et bien une bonne raison pour que nous ayons eu froid la journée précédente. Une bien belle ballade dans la campagne avec des vaches et des ânes, dont un a essayé de manger le topo-guide des mains de Sandrine.
De retour à la voiture, nous plions rapidement bagage. Au premier village venu, nous effectuons quelques achats pour le voyage : saucissons, gâteaux, etc.
Quelques heures de route, et nous voici finalement de retour à Paris…
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