Réflexions Photographiques

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PhotoTrackr Lite DPL700, retour d’expérience

Arnaud | 29 avril 2009
PhotoTrackr Lite DPL700

PhotoTrackr Lite DPL700

Comme indiqué il y a quelques mois, j’ai fait l’acquisition d’un PhotoTrackr Lite DPL700 pour m’accompagner dans mes déplacements et rapporter les traces utilisables pour géolocaliser mes images.

Ce petit équipement, que j’ai commandé au USA car non disponible en France, m’a accompagné :

  • Sur une course d’endurance équestre.
  • Sur quelques sorties individuelles pour une après-midi.
  • Pour 2 semaines de trek en Jordanie.
  • Pour 10 jours passés sur les pistes d’Ouganda.

Suite à ces quelques sorties, je pense pouvoir en faire maintenant un retour d’expérience plus complet que la simple relecture de la fiche technique.

Fonction GPS

Étant donné que ce type de matériel est acquis pour enregistrer les déplacements, il est important que le GPS qui l’équipe soit de bonne qualité. J’ai personnellement été surpris par la sensibilité de ce GPS. Utilisé dans les défilés de Petra, la trace produite ne contient que très peu de points farfelus. La sensibilité de l’appareil est donc très bonne, et ce sans qu’il soit besoin de l’accrocher sur sa tête puisque dans mon cas ce dernier était simplement accroché à ma ceinture. J’ai également observé d’autres traces directement dans Google Maps sur des photos haute résolution pour constater que les points produits étaient très bien placés.

Concernant le temps de démarrage, il n’est pas particulièrement véloce, mais étant donné la nature des signaux GPS, il n’est pas possible d’obtenir une première position avant plusieurs dizaines des secondes, le temps que le terminal ait pu recevoir toutes les informations nécessaires depuis les satellite. Seuls les A-GPS sont plus rapides, mais ils ont besoin d’une communication avec d’autres serveurs pour accélérer la récupération de l’information. Naturellement, un tracker GPS n’a pas vocation a héberger une connexion GSM / UMTS / WiMAX ou autre pour fonctionner en A-GPS. C’est pourquoi je ne suis pas déçu du temps de démarrage. Il est bon pour un GPS, cependant, en tant qu’utilisateur, il faut savoir que plusieurs dizaines de secondes peuvent être nécessaires pour l’obtention des premières positions.

Construction

Si la sensibilité de l’engin est très convenable, sa construction est globalement en plastique et de bonne facture, mais elle laisse cependant à désirer pour l’utilisation que j’en ai, en particulier :

  • Accroché à la ceinture, il est rapidement rayé lorsqu’on est amené à passer trop près d’un mur, ou autre élément du décor. Cependant, compte tenu de la bonne réception de l’engin, il est tout à fait envisageable de l’abriter dans une poche ou ailleurs.
  • Le mousqueton livré avec s’accroche via une lanière de nylon. Si le nylon est très résistant, la couture qui ferme la lanière ne l’est pas, mais vraiment pas. Je vous conseille donc de retirer au plus vite cette lanière, et d’accrocher un mousqueton de meilleure qualité directement sur la boucle métallique (qui est plus solide qu’elle n’en a l’air).
  • Étanchéité… C’est à mon sens le gros problème de cet objet (et très certainement d’une grande majorité de sa catégorie). Je ne parle pas de l’étanchéité à l’eau (il ne l’est pas), mais de l’étanchéité aux poussières. Après de nombreuses heures à marcher dans les dunes, il arrive qu’involontairement, on se retrouve dans le sable, le tracker avec. Ce qui doit arriver va arriver : le sable, va parvenir à s’infiltrer dans des endroits dont on ne peut pas le déloger, en particulier sous le bouton de démarrage. Depuis, il m’est parfois difficile de l’allumer et je pense également que le sale est la cause de certains arrêts qui ne me semblent pas être liés aux piles.

Personnellement, l’appareil serait presque parfait si il était un peu mieux fini, et surtout si il bénéficiait d’un traitement d’étanchéité tel qu’on en trouve sur la plupart des GPS portatifs de randonnée.

Autonomie

Je l’ai utilisé avec 3 types de piles :

  • Pile alcaline plutôt haut de gamme
  • Pile alcaline premier prix
  • Pile rechargeable GP NiMH de 2700 mAh.

Mon tracker est réglé depuis le début sur un point toutes les 5 secondes. Cette donnée est importante pour comparer l’autonomie. Plus la fréquence d’enregistrement est élevée, moins longue est l’autonomie.

Avec les piles rechargeables chargées à bloc ou de bonnes piles alcalines, l’appareil tient environ 7 à 8 heures, soit une bonne journée de randonnée (en prenant soin de l’éteindre ou de le laisser passer en veille pendant les longues pauses). Avec des piles premier prix, le tracker s’éteint de lui même au bout d’environ 3h.

Logiciel fourni

L’utilisation du tracker est simple : un appui sur le bouton pour allumer, un appui court en fonctionnement pour marquer un point d’intérêt, un appui long pour l’éteindre et finalement, c’est très suffisant pour ce type d’engin.

Cependant, la gestion des traces rapportées est confiée à un logiciel, qui si il semble être bien ficelé, n’est pas à la hauteur de mes attentes.

Le logiciel PhotoTrackr permet de récupérer les traces depuis le tracker attaché à un port USB de l’ordinateur, de le configurer (durée d’inactivité avant passage en veille, fréquence d’enregistrement des points, etc.), de visualiser et d’exporter les traces, et également de géolocaliser des fichiers JPEG en les synchronisant avec les traces obtenues.

Personnellement, je confie la dernière tâche au logiciel GeoSetter, qui est bien plus complet et qui surtout traite les fichiers RAW. Je n’ai donc besoin que d’un logiciel pour gérer mes traces.

Si la visualisation des traces et leur export au format GPX sont bien présents, j’aurai aimé bénéficier des fonctions suivantes :

  • Possibilité d’effacer des points « farfelus»  dans les traces.
  • Possibilité de pouvoir fusionner deux segments de trace (après un changement de pile par exemple).
  • Possibilité de renommer les segments.
  • Etc.

En fait, les fonctions liés à la gestion des traces sont relativement maigres. J’en suis obligé à éditer mes fichiers GPX à la main, et à les contrôler dans GeoSetter. Cependant, à ma connaissance, il n’y a pas de bon logiciel qui permette de gérer ses fichiers de trace. Si quelqu’un en connait un bon, qu’il me le signale dans les commentaires, j’en serai très heureux.

En conclusion

J’avoue être un peu mitigé après quelques mois d’utilisation. L’ergonomie, la taille, le poids, la sensibilité, la quantité de mémoire embarqué sont parfait pour mes besoins ; le logiciel fourni avec me permet d’exporter mes traces, même si il ne me permet pas de les gérer comme je l’aurai souhaité ; il n’y a en fait que la construction trop légère qui me dérange. Si le prix d’environ $80 est très bon marché, je ne rechignerai pas à rajouter 50% de plus pour disposer du même appareil mais dans un corps plus solide, et étanche à l’eau et aux poussières. GiSTEQ, si d’aventure quelqu’un lit ce billet, vous saurez quoi faire pour améliorer votre produit !

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Lightroom2Gallery arrive en version 2.0

Arnaud | 14 février 2009

Gallery

Bon, il m’aura fallu du temps… Lightroom 2.0 est disponible depuis de nombreux mois, et bien que la précédente version du module était compatible avec ce dernier (moyennant un message d’erreur pour nombre d’entre vous), il n’utilisait pas les dernières nouveautés du SDK d’Adobe.

Cette nouvelle version apporte :

  • Support de Gallery 1.X (et donc de Jallery) et Gallery 2.X.
  • Une nouvelle option de titre parmi les métadonnées.
  • Compatibilité avec Lightroom 1.X (sans les options de debug) et Lightroom 2.X.
  • Mise à jour des traductions anglaises et allemandes.

Au passage, un grand merci à Eric Scouten d’Adobe, qui a pris le temps de jeter un coup d’oeil à ce module quand je rencontrais quelques difficultés, et qui m’a fait part de suggestions d’amélioration du compte.

Rendez-vous sur les pages accessibles par le menu pour télécharger la mise à jour du module.

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iPhoto’09 et les métadonnées

Arnaud | 7 janvier 2009

Du point de vue informatique, l’année commence avec le salon MacWorld qui dès les premiers jours de janvier apporte le premier lot de nouveautés.

Cette année n’a pas fait exception à la règle, même si 2010 ne sera plus ainsi en raison du départ annoncé d’Apple ce de salon. Certains, moi y compris, auraient aimé voir de nouvelles machines renforcer la gamme de bureau, ce ne fut pas le cas. Cependant, le photographe que je suis aura noté avec intérêt la sortie de iPhoto’09.

Je ne suis pas un utilisateur de ce logiciel, je ne pense pas le devenir, mais c’est la direction des développements qu’a choisi Apple qui m’intéresse ici, en particulier pour avoir une idée de ce que nous préparent Apple, Adobe et les autres pour les gammes plus orientées vers les experts (je pense ici à Aperture, Lightroom, DXO…)

Pour cette nouvelle mouture, Apple n’a pas mis l’accent sur les possibilités de traitement d’image du logiciel, mais surtout sur le traitement des métadonnées. Deux en particuliers : les noms des personnes présentes dans les images et la géolocalisation de ces dernières.

Faces

« Faces » est la partie la plus novatrice du logiciel. Elle est en rapport avec la gestion des visages (faces en anglais). iPhoto permet donc de :

  • Annoter les photos en positionnant les visages et en indiquant le nom de la personne.
  • Rechercher les images en rapport à une même personne.
  • Identifier, et c’est là la grande nouveauté, les autres photos contenant la même personne.

L’approche me plait et est plus pratique que la simple utilisation des mots clefs dans Lightroom car :

  • La position des visages est marquée sur l’image, ce qui permet facilement de savoir qui est qui sur une image contenant plusieurs personnes (cas d’une photo de classe par exemple)
  • iPhoto par rechercher dans la bibliothèque les autres photos sur lesquelles cette personne apparaît, simplifiant grandement la tâche du photographe dans son travail de tri et d’annotation.
iPhoto'09 - Faces

iPhoto'09 - Faces

Je profiterai prochainement d’un passage sur l’iMac de mes parents pour tester en conditions réelles cette nouvelle fonctionnalité, en particulier pour avoir une idée du taux de réussite de la fonction de reconnaissance des visages.

Places

« Places », endroits dans la langue de Shakespeare, est en fait la gestion de la géolocalisation des images. iPhoto permet de :

  • Déterminer le lieu de prise de vue de ses images en les positionnant sur la carte.
  • Afficher les lieux de prise de vue des images en se basant sur les positions déterminées manuellement ou présentes dans les données EXIF.
  • Rechercher les photos prises dans un certain rayon d’un point donné ou à partir des métadonnées (nom de pays, état, ville et point d’intérêt).
iPhoto'09 - Places

iPhoto'09 - Places

A priori il n’y a aucune fonction pour synchroniser les photos avec un fichier de trace GPX, ce qui serait apprécié par ceux qui emportent un traceur GPS avec eux. Mais ce sera peut être pour la prochaine évolution.

Conclusion

iPhoto n’est pas le logiciel adapté à mes besoins, mais il est à mes yeux une belle vitrine de comment implémenter de manière simple et efficace de nombreuses fonctionnalités pas encore très répendues. Personnellement, je serai très heureux de trouver des fonctions équivalentes dans un Lightroom 3…

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S2 oui, mais où est donc le S1

Arnaud | 25 novembre 2008

Ceux qui connaissent bien Leica savent que ce constructeur nomme ses produits par un identifiant de gamme, en fait une lettre, puis un numéro d’ordre d’apparition dans la gamme. Pour les gamme R et M que tous connaissent, nous avons eu d’abord des M1 et R1 avant d’en arriver aux M8 et R9 que nous connaissons maintenant.

Je fus donc surpris de voir que la nouvelle S était présentée avec le S2. En clair, où était donc passé le S1 ?

J’ai donc fait quelques petites recherches sur le Net pour mettre la main sur ce qu’était le S1 : un appareil numérique de studio produit en 1997-1998 (3 versions de 6,6 MPix à 26 MPix). En fait, techniquement il s’agissait d’une barrette CCD qui parcourait la surface de l’image en plusieurs dizaines de secondes. Cette appareil était donc destiné à être monté sur trépied pour prendre en photo des sujets totalement statiques.

Leica S1

Leica S1

La curiosité ici est que le S1 et le S2 ne partagent pas du tout les mêmes objectifs. Peut être que Leica aurait du créer une nouvelle gamme spécialement pour le S2 et continuer ainsi à respecter ses traditions de nommage.

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De Lightroom 2.x vers Gallery 2

Arnaud | 23 novembre 2008

Voilà quelques semaines que Lightroom 2.1 est  disponible.J’avais commencé à faire évoluer mon module d’export pour prendre en compte les nouveautés de l’API de Lightroom 2 et corriger un bug lié à des modifications du fonctionnement de cette API.

Il me restait à corriger quelques problèmes liés au foncitonnement du gestionnaire de plugin, et j’espérais que la 2.1 apporterait des corrections me permettant de terminer le travail.

Pas de chance, la 2.1 se comporte comme la 2.0 et il me reste 2 petits bugs à corriger… Seulement, voilà, il est quasiment impossible d’obtenir de l’assistance de la part d’Adobe sur le fonctionnement de l’API. Pour éviter de pénaliser tout le monde, j’ai publié une version Beta 2 du ce module qui permettra à tous les utilisateurs de ce module sous Lightroom 2 de ne plus rencontrer le problème d’erreur à la ligne 39 :)

Seul l’activation du logging et quelques détails esthétiques ne sont pas terminés. J’espère encore avoir un contact auprès d’Adobe qui pourra me permettre de terminer cette version. En attendant, profitez de la Beta, elle est suffisamment avancée pour vous permettre de l’utiliser en toute quiétude.

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Votre écran est-il à la hauteur ?

Arnaud | 26 octobre 2008

Beaucoup d’entre nous pensent que notre écran est adéquat pour traiter nos images. Nombre d’entre nous les ont également étalonnés avec une sonde pour de meilleurs résultats.

Je vous invite à tester votre capacité à différencier les couleurs à l’aide d’un petit jeu publier sur le site de X-Rite.

Le plus intéressant est de fair le test à l’aide de plusieurs écrans… Vous serez peut être surpris par les variations que vous pourrez constater ! Une façon ludique de constater que les bons écrans vous permettent effectivement de différencier les subtiles variations de teinte.

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Leica S2, un pari osé ?

Arnaud | 19 octobre 2008

Leica dispose d’une réputation d’excellence pour ses boitiers et ses objectifs depuis plusieurs décennies déjà. En argentique, Leica propose 2 gammes : La gamme M (dernier en date : M7) et la gamme R (dernier en date : R9). Ceci étant, Leica n’est pas un acteur des plus présents depuis la révolution numérique. Certes Leica a introduit un M8 disposant d’un capteur APS-H numérique, tout comme un dos Modul-R également APS-H pour sa gamme R (plus commercialisé à ce jour), mais nombreux sont ceux, amoureux des belles optiques, qui sont déçus de ne pas pouvoir les utiliser avec un boitier numérique digne de ce nom. La situation est moins critique pour les habitués au M, puisque le M8 est une offre intéressante, même si actuellement elle gagnerait à bénéficier d’un capteur plein format. Ceux qui disposent d’un parc d’optiques R sont probablement actuellement les plus frustrés.

Alors, beaucoup attendaient de Leica un R10 avec un capteur 24×36. A priori, ce ne sera pas le cas (mais sait-on jamais). Leica a décidé de repartir de zéro, de récolter les attentes de certains photographes et de proposer un nouveau système photographique : le système S dont le premier modèle sera un le S2.

Capteur hors norme

Une des premières interrogations à laquelle a du répondre Leica était de savoir si oui ou non ils repartaient sur la base du Leica M. Cette option leur permettait de disposer d’une gamme existante d’objectifs non autofocus de grande qualité, et d’une base d’utilisateurs. Seulement, voilà, faire un très bon R10 numérique, cela impose de faire un très bon boitier et aussi d’intégrer un autofocus ce qui impose également de faire une nouvelle version de toutes les optiques.

À supposer que Leica rafraichisse complètement la gamme R, techniquement, ils en sont capables comme ils viennent de le montrer avec la gamme S, il n’en reste pas moins qu’ils disposeraient d’un bon système 35mm qui entrerait directement en concurrence avec Canon, Nikon et Sony qui proposent eux aussi de très bonnes solutions sur ce créneau. Optiquement, Leica serait à la hauteur ou mieux, cependant, il n’est pas certain qu’ils puissent égaler Canon et Nikon sur tout ce qui est autofocus et rafales. Resterait le prix qui serait lui aussi un frein. Alors, la sauce prendrait-elle ? Difficile à dire, mais même avec un bon système, il sera difficile de reprendre des parts de marché aux ténors de la catégorie. Avez-vous vu autour de vous ou sur un évènement quelconque un photographe équipé d’un Leica R récemment ? Que photographe équipé d’un Canon 1Ds ou Nikon D3 avec un parc d’objectif à la hauteur ferait-il le saut vers Leica ? Je pense que Leica s’est dit que l’investissement sur ce créneau n’était pas garanti d’un retour suffisant. Alors Leica a cherché à jouer de ses forces pour s’imposer sur des marchés de niche à sa portée. Le premier est bien sûr le marché du boitier compact télémétrique, dont le fleuron reste le M et qui continue de garder ses adeptes compte tenu de la relation particulière du photographe avec son sujet. Leica règne en maître sur se segment et continuera d’y investir. Le segment du réflex 35mm étant difficile d’accès, Leica a donc choisi de s’attaquer au segment du moyen format, où les productions sont en petit nombre avec des prix de vente conséquents, mais en y apportant son expertise acquise sur le marché du réflex 35mm. Mamiya s’était risqué à l’exercice fin 2004 avec le ZD, un gros réflex avec un capteur moyen format de 22 Mégapixels, avec un succès d’estime qui ne s’est hélas pas transformé en succès commercial. Alors quelle formule Leica a-t’elle choisi ?

L’objectif recherché était finalement simple : offrir la qualité d’image d’un moyen format avec la souplesse d’utilisation d’un réflex, ceci afin de conquérir une clientèle de professionnels exigeants.

Leica S2

Leica S2

La réponse de Leica repose avant tout sur un capteur d’un format 30×45 mm, 60% plus grand que le traditionnel 24×36 mm. De ce choix découle ensuite la taille du boitier est des objectifs. Le capteur étant plus grand, il est nécessaire d’offrir des objectifs ayant un cercle d’image plus grand, et par conséquent une monture avec un diamètre plus large. Si il est tentant de choisir un très grand capteur, il faut garder à l’esprit que l’encombrement et le poids vont s’en ressentir. Leica a su rester raisonnable sur la taille du capteur. 30×45, c’est sensiblement plus grand que 24×36 pour offrir un gain en qualité, mais cela permet de proposer un boitier aux dimensions raisonnables.

La taille du capteur n’est pas la seule innovation apportée par Leica :

  • Capteur de 37,5 Megapixels.
  • Obturateur à lamelle dans le boitier et central dans certains objectifs pour atteindre une synchro flash au 1/600ème de seconde (sur ce point, Leica dépasse tous les réflex du marché).
  • Tropicalisation complète du boitier et des objectifs.
  • Un écran OLED pour le rappel des principaux réglages.
Et naturellement, Leica introduit un ensemble de 9 objectifs pour accompagner ce nouveau boitier.
Leica S2

Leica S2

À la lecture de ces spécifications, on ne peut pas refreiner l’envie de mettre son oeil derrière un si grand oeilleton. La taille de l’image associée à la qualité Leica devrait donner un confort de visée inégalé pour un réflex.

Partenariats

Leica ne dispose pas de toutes les compétences requises pour construire un tel boitier. Plutôt que d’essayer de les acquérir, et risquer de sortir des produits incomplets, Leica s’est entouré d’industriels réputés pour lui fournir les éléments manquants :

  • Fujitsu lui fournit le processeur, nommé Maestro.
  • Kodak fournit le capteur.
  • Phase One fournit le logiciel (Capture One Pro 4.0 probablement).

Pour qui ?

Naturellement, un tel boitier n’est pas à la portée de toutes les bourses et ne conviendra pas à toutes les utilisations. On peut cependant imaginer que les catégories de photographes suivantes y trouveront leur bonheur :

  • Photographes de mode.
  • Photographes de paysages.
  • Photographes de mariage.
La réussite du pari de Leica dépendra en grande partie de l’adhésion de ces photographes à ce nouveau système.

Tarif

Ceux qui sont intéressés par un tel appareil risquent d’être un peu refroidis par ce qui va suivre. Certes Leica n’a pas encore parlé prix pour cette nouvelle gamme, mais connaissant Leica et après avoir lu la fiche technique de l’engin, il faut s’attendre à au moins 15 000 € pour le boitier nu, et de 3000 € minimum pour chaque optique. La qualité Leica a toujours eu un prix, et là, on est clairement je pense dans la cour du moyen format, et donc avec les prix qui vont avec.

Et le S1…

Au fait, pour ceux qui se demanderaient pourquoi ce premier boitier s’appelle S2 et non pas S1 comme c’est la coutume chez Leica, la réponse est simple : il existe déjà un Leica S1, sorte de prototype de scanner monté devant un objectif (barrette CCD qui se déplace pour scanner toute la surface de l’image).

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Un PhotoTrackr à la ceinture

Arnaud | 18 octobre 2008

Ce n’est un secret pour personne, la solution que j’avais choisie initialement pour géolocaliser mes photos ne me satisfaisait pas. J’avais en effet acquis un GPS de randonnée en vue d’enregistrer mes déplacements et utiliser cette trace pour géolocaliser les images. Il y eu un détail que je n’avais pas prévu : ce GPS de randonnée ne proposait aucune option pour enregistrer des points de trace à intervalles réguliers, seuls les points significatifs de la trace étaient pris. Il en résultait des traces relativement correctes au niveau de l’affichage, mais dont les points étaient souvent très éloignés les uns des autres dans le temps, ce qui ne permettait pas de placer correctement les images à partir de leur horodatage de prise de vue. Autre détail qui me chiffonnait : ce dernier ne pouvait enregistrer que 2000 points de trace. C’est certes assez pour une journée de randonnée, ça ne l’est plus si vous partez pour plusieurs jours sans avoir accès à un PC pour sauvegarder les traces.

Je me suis donc mis à la recherche d’un remplaçant…

Mes critères de recherche

Je me suis donc mis à la recherche d’un autre enregistreur GPS. Les critères que je m’étais fixé étaient les suivants :

  • Capacité d’enregistrer au moins 100 000 points.
  • Capacité de prendre des points à au moins 5 secondes d’intervalle.
  • Bonne précision des relevés de positions.
  • Utilisation de piles.

Les petits plus espérés :

  • Interface Bluetooth au cas où les futurs réflex sachent utiliser un GPS sans fil de la sorte.
  • Écran pour avoir quelques indications.
  • Tropicalisation légère.
  • Fonctionnement en mode « sans driver » afin de récupérer les fichiers GPX directement sans rien installer sur l’ordinateur cible.

J’ai donc parcouru les sites de constructeurs à la recherche de la perle rare. J’ai compilé les caractéristiques d’une dizaine d’entre eux dans le tableau ci-joint. Les plus curieux pourront le consulter.

Naturellement, il n’y a aucun produit qui réponde parfaitement à mes attentes. Comme bien souvent, il a fallu trouver le meilleur compromis. J’ai arrêté mon choix sur le PhotoTrackr Lite DPL700 que j’ai acquis par l’intermédiaire du vendeur Semsons (achat simple, rapide et sans souci).

PhotoTrackr Lite DPL700

PhotoTrackr Lite DPL700

Première prise en main

Je n’ai pour le moment pu utiliser l’appareil que pour un seul reportage photo, une course au Pertre en Bretagne où j’ai été amené à me déplacer beaucoup dans la journée. Voici mes premières constatations :

  • La sensibilité de l’engin est bonne, les traces semblent correctes dans Google Maps même lorsque cet enregistreur était accroché à ma ceinture dans la voiture. Cependant, en ville, pas de miracle, si la trace à une forme générale correcte, il y a cependant un décalage de quelques dizaines de mètres du en particulier aux réverbérations sur les immeubles et aux satellites cachés par ces derniers.
  • L’autonomie n’est pas à la hauteur de ce qui est annoncé. J’ai l’habitude de me méfier de ces données, cependant, avec de bonnes piles rechargeables, et un enregistrement à 1 point toutes les 5 secondes, il est possible de tenir au moins 8 heures. L’appareil se contentant en fonctionnement d’une seule pile AA, il n’est pas très compliqué d’avoir quelques piles chargées à disposition en cas de voyage sur plusieurs jours.
  • L’appareil est léger et se fait rapidement oublier.
  • La construction est acceptable. Rien de fabuleux, mais aucun défaut majeur non plus. Attention cependant à la sangle fournie en standard, sa couture est très légère et finit par se découdre rapidement, ce qui peut amener à perdre son PhotoTrackr.
  • Le logiciel fourni est plutôt soigné et permet de visualiser ses traces et les synchroniser avec les images. Personnellement, je n’ai besoin que de la fonction d’export en GPX, car je finis le travail avec GeoSetter.

Avec une interface Bluetooth est un fonctionnement sans driver, l’objet aurait été presque parfait mais cette première journée est globalement très satisfaisante.

Reste à vérifier qu’il sera à la hauteur de la tâche que je compte lui confier : m’accompagner pendant 2 semaines sur les chemins de Jordanie. Je n’aurai ni PC, ni électricité, alors il devra se contenter des quelques piles rechargeables que j’emporterai avec moi.

Résultat définitif dans quelques semaines !

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Nikon annonce le D90

Arnaud | 27 août 2008

Après Canon hier, c’est au tour de Nikon d’annoncer un nouveau boitier dont tout le monde parle depuis au moins 1 semaine : le D90.

Nikon D90

Nikon D90

Ce boîtier expert est déjà bien décrit sur de nombreux sites, je ne vais donc pas lister ici l’ensemble de ces caractéristiques techniques. Cependant, je profite de l’occasion pour aborder ici les nouveautés marquantes :

  • Tout d’abord la fonction vidéo. Nikon avec ce D90 est le premier à offrir la capacité à un réflex à enregistrer des vidéos. Ce boîtier offre les résolutions vidéo 1 280 x 720 (720p), 640 x 424 et 320 x 216, à 24 im/s.
    Comme le « Live View» en son temps, cette nouvelle fonctionnalité va probablement faire crier des puristes pour lesquels un appareil réflex n’a pas vocation à enregistrer des vidéos. Personnellement, cette fonctionnalité ne serait pas pour moi un critère de choix important, mais si mon boîtier en disposait, je pense qu’à l’occasion elle pourrait être mise à contribution. Comme dit l’adage, mieux vaut une mauvaise photo que pas de photo du tout.
    Accompagné d’optiques stabilisées, les résultats en vidéo peuvent être tout à fait décents. Il faudra cependant faire attention au point, car l’AF n’est pas disponible en mode vidéo. De plus, je suis curieux de savoir comment les utilisateurs parviendront à réaliser des zooms vidéo sans objectif motorisé. Je pense qu’avec les optiques actuelles, cette opération vidéo classique sera acrobatique car on risque de voir dans la vidéo, la dureté de la bague de zooming et les secousses qui iront de paire avec son maniement.
  • Nikon a pensé à ceux d’entre nous qui géolocalisent leurs images. Un nouveau petit accessoire, le GPS GP-1, vient se connecter sur la prise porte flash et sur une nouvelle prise accessoire et permet au boîtier d’enregistrer les coordonnées des images directement à la prise de vue. Reste maintenant à voir la précision de l’objet par rapport à d’autres solutions de géolocalisation et surtout son prix !

Ce petit tour des nouvelles fonctionnalités fait, voici mon petit coup de grogne dirigé vers Canon :

  • Le D90 à l’aide de son flash intégré est capable de piloter les flashs cobra de la marque sans fil ! Cette fonctionnalité se fait attendre depuis des lustres chez Canon qui reste décidément sourd… Non, je n’achèterai pas de ST-E2.
  • Le D90 dispose d’un testeur de profondeur de champ correctement placé pour quelqu’un qui souhaiterai l’utiliser avec des optiques lourdes et encombrantes.
  • Le D90 supporte une connexion à GPS sans ajouter d’accessoire supplémentaire.
  • Le D90 est positionné en gamme en dessous du 50D…

Merci à Nikon de maintenir la pression sur Canon !

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Canon annonce l’EOS 50D

Arnaud | 26 août 2008

Canon sort enfin de l’ombre et commence à renouveler ses réflex les plus vendus. En attendant le remplaçant du 5D, Canon a commencé par dévoiler non pas le remplaçant du 40D, mais un appareil plus haut de gamme qui va venir le soutenir face au Nikon D300.

Canon EOS 50D

Canon EOS 50D

Le 50D en quelques mots :

  • Capteur CMOS de 22,3 x 14,9 mm, 15,5 Mpxl (facteur de conversion x1,6 par rapport au 35mm) soit une résolution maximale de 4752 x 3168.
  • Sensibilité de 100 à 3200 ISO, avec extension possible à 6400 (H1) et 12800 ISO (H2).
  • Système de suppression des poussières sur le capteur par vibration.
  • Mesure de la lumière sur 35 zones de 0 à 20 eV.
  • Autofocus 9 capteurs en croix dont le central offrant une précision accrue avec les optiques offrant une ouverture d’au moins f/2.8. La sensibilité annoncée est de -0,5 à 18 eV.
    L’autofocus est micro-ajustable pour 20 objectifs.
  • Rafales de 3 ou 6,3 images par seconde sur 16 RAW ou 90 JPEG.
  • Obturateur de 30s à 1/8000s, synchro X au 1/250s. L’obturateur est annoncé pour 100 000 déclenchements.
  • Viseur pentaprisme de 95% avec un grossissement de 0,95x. Dégagement annoncé de 22mm. Verre de visée interchangeable.
  • Fichiers RAW sur 14 bits de 3,8, 7,1 ou 15,5 Mpxl.
  • Processeur Digic 4 offrant les nouveaux traitements suivants :
    • Réduction du bruit réglable sur 4 niveaux.
    • Optimisation de l’exposition réglable sur sur 4 niveaux.
    • Récupération des hautes lumières.
    • Correction du vignetage en fonction de l’objectif.
  • Support pour les objectifs EF et EF-S.
  • Flash intégré de NG13 (pour 100ISO) couvrant un champ de 27mm (format 35mm).
  • Visée Live View avec AF par détection de phase, détection de contraste, détection de contraste avec recherche de visage.
  • Écran externe de 7,5 cm pour 920 000 pixels (résolution VGA).
  • Stockage : CompactFlash I/II compatible UDMA.
  • Sortie vidéo HDMI.

Le boîtier nu est annoncé à $1399, son prix en Euro n’a pas encore été dévoilé.

Les détails intéressants à noter :

  • Les microlentilles du capteur CMOS sont maintenant « gapless » ce qui signifie qu’il n’y a plus d’espace inutilisé entre les lentilles. Auparavant, Canon parvenait en partie à compenser la réduction de la taille des photosites quand la résolution augmentait par la réduction de l’espace entre les lentilles, ce qui permettait de ne pas réduire la surface de collecte d’autant que ce qu’aurait voulu l’augmentation de résolution. Maintenant que les lentilles sont collées les unes aux autres, il n’y aura plus de gain à attendre de ce coté là pour les prochaines évolutions des capteurs.
  • Si le boîtier n’est pas annoncé pour être tropicalisé, il semblerait que Canon ait fait des progrès pour rendre ce 50D plus résistant aux intempéries. Ces améliorations passeraient notamment par des améliorations des quelques joints présents et des emboitements entre les pièces. Il reste à vérifier ces dires sur le terrain.
  • Un nouveau mode fait son apparition : CA (pour Creative Auto). Dans ce mode, l’utilisateur joue sur deux paramètres : la profondeur de champ et la luminosité. Dans quelques jours, nous en saurons plus sur l’intérêt de ce mode avec les compte rendus du des premiers tests !
    L’introduction de ce mode s’est faite au détriment de la position C3 sur le barillet de sélection.
  • Le boitier utilise une base interne de profils d’objectifs pour corriger le vignetage. Actuellement 26 optiques Canon sont reconnues avec de la place pour en stocker 14 de plus. A priori cette fonctionnalité ne s’applique qu’aux fichiers JPEG produits par l’appareil.
  • Le contrôleur pour carte Compact Flash supporte le standard UDMA pour de meilleurs taux de transfert. Les réflex Canon n’ont jamais été les meilleurs de leur catégorie concernant leur capacité à vider leur buffer sur une carte CF ou SD. Nikon a depuis longtemps une belle avance de ce coté là. Il semblerait que sur ce point Canon soit en mesure de recoller à la tête !
  • Si Canon écoute parfois les reproches qui lui sont fait, il y en a certains qui demeurent éternellement mis de cotés. En particulier la position du bouton de test de la profondeur de champ qui reste difficilement accessible quand le boîtier est équipé d’une optique longue et lourde (un Canon EF 70-200/2.8 IS par exemple). De plus le flash intégré ne semble toujours pas être capable de piloter des flashs externes. Il faudra donc toujours se procurer l’onéreux ST-E2 pour disposer de cette fonction pourtant maintenant classique chez la concurrence. Concernant l’accessibilité de la fonction de verrouillage du miroir en position haute, il faudra attendre les premiers tests pour savoir si enfin Canon a décidé de la rendre plus simple d’accès.

Bon, maintenant j’attends avec impatience le (ou les) remplaçants du 5D…

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