Canon Powershot G11

Canon Powershot G11

Ce fut une bonne surprise que de lire le communiqué de presse de Canon annonçant le Powershot G11, successeur du Powershot G10. La tendance était jusqu’ici de mettre toujours plus de pixels sur les capteurs pour attirer les clients. Aujourd’hui, Canon fait le pari de la raison et se permet, pour son compact à destination des experts, de retourner à un capteur 10 Mégapixels après avoir utilisé un capteur 14 Mégapixels.

Si je parviens à comprendre que le nombre de Mégapixels peut être un argument commercial pour attirer le client lambda, il n’en est pas de même pour les experts qui recherchent un compact à utiliser comme bloc-note, un outil remplaçant leur réflexe dans les situations adéquates. Pour ces utilisateurs, la qualité d’image prime sur une spécification technique alléchante. Aussi, passé 6 à 8 Mégapixels, la plupart des photographes souhaitent voir des amélioration en terme de gestion du bruit dans les hautes sensibilités et en terme de dynamique. Or à technologie équivalente, augmenter le nombre de pixels sur un capteur va en diminuer leur taille et donc, par conséquence, diminuer leur dynamique et le rapport signal/bruit, donc leur capacité à monter correctement dans les ISO.

Si ce nouveau Powershot tient ses promesses, échanger une grosse poignée de mégapixels contre une meilleure dynamique, c’est une choix pertinent. Personnellement, je suis un utilisateur du G10, et mon principal reproche, c’est sa faible dynamique, surtout lorsque je l’oppose à mes EOS, tant le 30D que le 5D mark II. Si j’avais le choix entre le G10 et le G11 (à supposer qu’il y ait bien un réel progrès en dynamique), je n’hésiterais pas un seul instant !

Chapeaux bas pour Canon qui prend donc le risque de remettre en question le mythe du toujours plus de pixels. Espérons que les autres entendront raison à leur tour.

Canon EOS 5D Mark II

Canon EOS 5D Mark II

Alors que je m’apprêtais à partir de nouveau au Kirghizistan pour un voyage très teinté photographie cette fois-ci, j’ai effectué quelques achats afin de profiter de l’occasion au mieux et également pour éviter de me retrouver en rade de réflex si mon unique EOS 30D venait à défaillir. J’avais longtemps lorgné du coté de l’EOS 5D en son temps, c’est finalement vers l’EOS 5D Mark II que s’est porté mon choix, le plus logique compte-tenu de l’utilisation que j’en aurai et de mon parc d’objectif déjà acquis.

Je me suis donc procuré un EOS 5D Mark II quelques semaines avant le départ, afin de m’habituer à l’objet et ne pas être pris au dépourvu sur le terrain ou d’avoir de mauvais surprise au retour en consultant les images sur grand écran.

Je n’entrerai pas ici dans les détails des fonctionnalités et caractéristiques du boitier. Beaucoup l’ont déjà très bien fait, ce n’est pas l’objet de ce billet que de faire de la redite. Je préfère rapporter ici mon retour d’expérience, mes remarques concernant les petits-plus comme les déceptions. Voici donc mon compte-rendu suite à quelques semaines d’utilisation, tout en étant déjà familiarisé avec le monde Canon.Lire la suite de

Canon sort enfin de l’ombre et commence à renouveler ses réflex les plus vendus. En attendant le remplaçant du 5D, Canon a commencé par dévoiler non pas le remplaçant du 40D, mais un appareil plus haut de gamme qui va venir le soutenir face au Nikon D300.

Canon EOS 50D

Canon EOS 50D

Le 50D en quelques mots :

  • Capteur CMOS de 22,3 x 14,9 mm, 15,5 Mpxl (facteur de conversion x1,6 par rapport au 35mm) soit une résolution maximale de 4752 x 3168.
  • Sensibilité de 100 à 3200 ISO, avec extension possible à 6400 (H1) et 12800 ISO (H2).
  • Système de suppression des poussières sur le capteur par vibration.
  • Mesure de la lumière sur 35 zones de 0 à 20 eV.
  • Autofocus 9 capteurs en croix dont le central offrant une précision accrue avec les optiques offrant une ouverture d’au moins f/2.8. La sensibilité annoncée est de -0,5 à 18 eV.
    L’autofocus est micro-ajustable pour 20 objectifs.
  • Rafales de 3 ou 6,3 images par seconde sur 16 RAW ou 90 JPEG.
  • Obturateur de 30s à 1/8000s, synchro X au 1/250s. L’obturateur est annoncé pour 100 000 déclenchements.
  • Viseur pentaprisme de 95% avec un grossissement de 0,95x. Dégagement annoncé de 22mm. Verre de visée interchangeable.
  • Fichiers RAW sur 14 bits de 3,8, 7,1 ou 15,5 Mpxl.
  • Processeur Digic 4 offrant les nouveaux traitements suivants :
    • Réduction du bruit réglable sur 4 niveaux.
    • Optimisation de l’exposition réglable sur sur 4 niveaux.
    • Récupération des hautes lumières.
    • Correction du vignetage en fonction de l’objectif.
  • Support pour les objectifs EF et EF-S.
  • Flash intégré de NG13 (pour 100ISO) couvrant un champ de 27mm (format 35mm).
  • Visée Live View avec AF par détection de phase, détection de contraste, détection de contraste avec recherche de visage.
  • Écran externe de 7,5 cm pour 920 000 pixels (résolution VGA).
  • Stockage : CompactFlash I/II compatible UDMA.
  • Sortie vidéo HDMI.

Le boîtier nu est annoncé à $1399, son prix en Euro n’a pas encore été dévoilé.

Les détails intéressants à noter :

  • Les microlentilles du capteur CMOS sont maintenant « gapless » ce qui signifie qu’il n’y a plus d’espace inutilisé entre les lentilles. Auparavant, Canon parvenait en partie à compenser la réduction de la taille des photosites quand la résolution augmentait par la réduction de l’espace entre les lentilles, ce qui permettait de ne pas réduire la surface de collecte d’autant que ce qu’aurait voulu l’augmentation de résolution. Maintenant que les lentilles sont collées les unes aux autres, il n’y aura plus de gain à attendre de ce coté là pour les prochaines évolutions des capteurs.
  • Si le boîtier n’est pas annoncé pour être tropicalisé, il semblerait que Canon ait fait des progrès pour rendre ce 50D plus résistant aux intempéries. Ces améliorations passeraient notamment par des améliorations des quelques joints présents et des emboitements entre les pièces. Il reste à vérifier ces dires sur le terrain.
  • Un nouveau mode fait son apparition : CA (pour Creative Auto). Dans ce mode, l’utilisateur joue sur deux paramètres : la profondeur de champ et la luminosité. Dans quelques jours, nous en saurons plus sur l’intérêt de ce mode avec les compte rendus du des premiers tests !
    L’introduction de ce mode s’est faite au détriment de la position C3 sur le barillet de sélection.
  • Le boitier utilise une base interne de profils d’objectifs pour corriger le vignetage. Actuellement 26 optiques Canon sont reconnues avec de la place pour en stocker 14 de plus. A priori cette fonctionnalité ne s’applique qu’aux fichiers JPEG produits par l’appareil.
  • Le contrôleur pour carte Compact Flash supporte le standard UDMA pour de meilleurs taux de transfert. Les réflex Canon n’ont jamais été les meilleurs de leur catégorie concernant leur capacité à vider leur buffer sur une carte CF ou SD. Nikon a depuis longtemps une belle avance de ce coté là. Il semblerait que sur ce point Canon soit en mesure de recoller à la tête !
  • Si Canon écoute parfois les reproches qui lui sont fait, il y en a certains qui demeurent éternellement mis de cotés. En particulier la position du bouton de test de la profondeur de champ qui reste difficilement accessible quand le boîtier est équipé d’une optique longue et lourde (un Canon EF 70-200/2.8 IS par exemple). De plus le flash intégré ne semble toujours pas être capable de piloter des flashs externes. Il faudra donc toujours se procurer l’onéreux ST-E2 pour disposer de cette fonction pourtant maintenant classique chez la concurrence. Concernant l’accessibilité de la fonction de verrouillage du miroir en position haute, il faudra attendre les premiers tests pour savoir si enfin Canon a décidé de la rendre plus simple d’accès.

Bon, maintenant j’attends avec impatience le (ou les) remplaçants du 5D…