Logo LightroomCette semaine aura été riche en nouveaux modules pour Adobe Lightroom. J’en ai trouvé deux qui me semblent fort intéressants :

Le premier est un module permettant de géolocaliser ses images à partir d’un fichier de trace GPX (format XML ouvert vers lequel il est aisé de convertir les fichiers de trace de son GPS). Cet outil s’apparente à Downloader Pro et surtout à GeoSetter. J’en ferai très rapidement un test même si je ne suis pas prêt de me séparer de GeoSetter qui permet d’effectuer de nombreux traitements complémentaires sur les métadonnées.

Le second est issu du prolifique Timothy Armes, déjà auteur du célèbre module LR/Mogrify (interface Lightroom à l’outil Mogrify). Bis repetita en quelque sorte puisque LR/Enfuse est une interface vers l’excellent programme Enfuse. Seulement, cette fois-ci, ce fut plus complexe à mettre en œuvre car le SDK mis à disposition par Adobe permet facilement de réaliser des modules d’exportation, pas des modules « tout court ».

Bien que ce soit un bel exploit technique, je pense que la durée de vie de ce module est limitée : Adobe à déjà fait savoir par la voix de Kevin Connor que les images HDR et les panoramas étaient des fonctionnalités à venir pour Lightroom. Ceci dit, il n’a pas précisé si elles seraient présentes dans la 2.0 ou ultérieurement.

Avec tous ces outils, Lightroom s’impose chaque jour un peu plus comme étant l’outil central de chaque photographe. Et nous n’en sommes encore qu’au début !

La photographie numérique présente un avantage sur sa consœur argentique par le fait que de nombreux paramètres de prise de vue sont enregistrés avec l’image :

  • La date et l’heure de la prise de vue.
  • Les paramètres d’exposition : ISO, vitesse, ouverture…
  • Les paramètres liés au matériel utilisé : boîtier, objectif…

Toutes ces informations sont stockées dans les données EXIF de l’image.

Il est par ailleurs possible de stocker d’autres informations a posteriori dans les données EXIF/IPTC/XMP telles que le sujet de l’image, des mots clefs, le lieu, etc. Parmi ces données il est possible d’indiquer les coordonnées GPS de point de prise de vue afin de pouvoir parcourir un ensemble de photos par rapport à leur position sur une carte. Suivant la nature des photographies réalisées, il est parfois intéressant d’avoir ces informations.

Sachant que les composants électroniques pour réaliser un module GPS sont de moins en moins chers, il est fort probable qu’un jour viendra où les appareils réflexes numériques abriteront un récepteur GPS à proximité de la prise flash et que les données de géolocalisation seront insérées automatiquement dans les images.

En attendant, il est possible d’indiquer les coordonnées les GPS de chaque image de deux façons :

  • en les positionnant sur une carte et en laissant un logiciel spécialisé s’occuper de tout,
  • en étant accompagné d’un petit GPS de randonnée, d’enregistrer ses déplacements et de synchroniser a posteriori ses images avec cette trace pour en trouver les points de vue.

Il existe actuellement un logiciel gratuit, traduit en français qui permet de tout faire : GeoSetter. Jetez-y un coup d’œil, vous risquez d’être séduits.

GeoSetter

GeoSetter