Réflexions Photographiques

Epson Stylus Photo R1900, premières impressions

Introduction

Il m’aura fallu un certain temps pour me décider à acquérir une imprimante. Ces dernières années, je me suis contenté de regarder mes images à l’écran, et dans de bien rares occasions, j’en ai imprimé certaines par l’intermédiaire de Photoways.
En fait, la variété des offres et les progrès réguliers d’Epson, Canon et HP m’ont longtemps incité à différer un éventuel achat. Cependant, après avoir acquis une sonde pour calibrer mon écran l’année dernière, je me suis enfin décidé à compléter ma chaîne graphique et enfin pouvoir imprimer et afficher mes images. Les images de Plisson et consorts qui encombrent mes mûrs n’allaient pas tarder à avoir de la concurrence.
Sans contrainte budgétaire, mon choix se serait porté sur une Epson Stylus Pro 3800 qui remporte les suffrages de nombreux utilisateurs. Cependant, cette imprimante dépasse les 1000 € et surtout, ses relativement grosses cartouches ne sont intéressantes que pour un utilisateur qui imprime un certain volume d’images. Même si le coût à la feuille est plus intéressant, je n’étais pas certain de ne pas gâcher d’onéreuses cartouches en n’ayant pas une utilisation suffisante de l’imprimante. Après quelques tergiversations, j’ai arrêté mon choix pour la nouvelle Epson Stylus Photo R1900 qui était pleine de promesses. La commande fut passée début décembre 2007, l’imprimante n’est arrivée que dans la seconde moitié de janvier. Je n’ai pu la tester que ce weekend.

Epson R1900

Je vous propose ici mes premières impressions, au propre comme au figuré, de cette imprimante.

Contenu du carton

Le carton est volumineux, pèse un peu moins de 15 kg, mais reste facile à manipuler. Pas besoin d’être deux pour le transporter ni pour sortir l’imprimante de son emballage.

On trouvera dans la boîte :

On ne trouvera pas dans la boîte :

Je veux bien comprendre qu’Epson laisse à l’utilisateur la charge de se procurer un câble USB, compte tenu du volume de l’imprimante, beaucoup ne se satisferont pas d’un câble d’un mètre qui obligerait de mettre l’imprimante sur le bureau à proximité de l’ordinateur. Personnellement, je me suis procuré un câble de trois mètres pour déporter l’imprimante à coté de mon bureau.

En ce qui concerne l’absence de papier, j’aurai aimé qu’Epson profite de l’occasion pour inclure dans l’emballage un échantillon de ses papiers beaux-arts. Si Epson et les papetiers souhaitent que les utilisateurs fassent usage d’autres papiers que le traditionnel papier photo jet d’encre, nous n’allons pas non plus acheter une boîte de chaque modèle pour les découvrir et les tester. Epson a donc raté l’occasion de me faire goûter à ses produits plus haut de gamme. Qu’à cela ne tienne, cela fera la joie des Harman, Moab, Hahnemühle

Prise en main

La qualité perçue d’un produit est une notion toute subjective. Cependant, le premier contact est toujours important et contribue fortement à l’impression finale ressentie.

Epson nous offre là un produit de très bonne facture. Même si l’imprimante est composée principalement de plastique, la forme générale le toucher sont bons. Là où Epson impressionne, c’est la qualité de fabrication : les jeux entre les pièces sont très limités, le capot supérieur redescend lentement lorsqu’on le referme. Tout cela sent bon le travail bien fait et laisse entrevoir un produit de qualité.

Installation

Le guide d’installation est bien fait. Sur une grande page, l’ensemble des opérations est décrit pas à pas. Difficile de faire une erreur.

Les branchements, l’installation de l’encre et l’installation des pilotes sont des opérations aisées. En moins de 10 minutes, l’imprimante est opérationnelle.

Au sujet de l’installation des pilotes et logiciels, j’aurai quelques remarques :

Premiers tirages

Qui dit tirage, dit papier. L’imprimante étant livrée sans aucune feuille, j’ai donc du faire mon marché avant d’imprimer la moindre image. Je suis donc revenu avec deux papiers différents…:

Ne disposant pas de profil ICC pour le Papier Photo Traditionnel et surtout en raison de son prix supérieur à 2 € la feuille, je n’ai pas encore effectué le moindre test avec ce papier. Je l’utiliserai à partir du moment où j’aurai une bonne maîtrise de l’imprimante afin d’éviter de le gâcher à des essais inutiles.

L’ensemble de mes tests se limitent pour l’instant à l’utilisation du papier Photo Premium Glacé 5 étoiles.

Après quelques dizaines d’impressions, voici ce que je peux dire :

Conclusion

Je ne peux pas parler de conclusion après seulement ces quelques tests. Il est encore trop tôt pour me prononcer.

L’impression générale après ces quelques heures est globalement positive. Je pense qu’il me reste maintenant un gros travail à faire afin de tirer le meilleur de cette imprimante. Je vais avoir besoin de plus d’expérience et probablement des fonctions tant attendues de Lightroom 2.0 à défaut de m’offrir Photoshop CS 3. Ensuite il me faudra tester des papiers mats.

À tous ceux qui comme moi souhaitent maîtriser leur chaîne photographique du début à la fin, je ne saurai que trop conseiller le tutoriel de Michael Reichmann et Jeff Schewe intitulé « From Camera To Print » (oui, c’est en anglais) disponible sur le site The Luminous Landscape.

Ce test ne s’arrête pas là, je viendrai le compléter et l’amender au fur et à mesure que ma pratique me permet d’obtenir de meilleurs résultats avec cette imprimante.