GPS de randonnée et géolocalisation des images

Pourquoi utiliser un récepteur GPS ?

Je vous ai parlé il y a quelques jours du logiciel Geosetter qui permet d’intégrer facilement des coordonnées GPS à ses images.

Je reviens aujourd’hui pour parler du compagnon du photographe qui permet de simplifier le processus de marquage des images avec les coordonnées GPS. La solution est assez simple : il suffit d’embarquer avec soi un GPS capable d’enregistrer les déplacements et de les restituer sur l’ordinateur sous forme d’un fichier exploitable.

Il existe deux grandes familles de GPS utilisables à ce besoin :

  • Les GPS dédiés à la photo tels que : Sony GPS-CS1 (discontinué), Jobo PhotoGPS ou ATP PhotoFinder.
  • Les GPS de randonnée de Garmin & Magellan et également des autres acteurs de ce marché.

Tous contiennent un récepteur GPS capable d’enregistrer les déplacements. Les seconds sont dotés d’un écran et sont capable de donner des informations à l’utilisateur ainsi que le guider sur sa route. Les premiers n’offrent pas ce genre de service. Ce sont vos compagnons nécessaires pour être capable de géolocaliser vos images.

Le choix

Naturellement, les GPS de randonnée sont plus onéreux, mais la différence de prix est relativement faible en regard du confort d’utilisation apporté. En conséquence, j’ai fait mon choix pour un GPS de randonnée plutôt que pour un GPS dédié photo. Afin de trouver l’objet adapté à mes besoins, j’ai effectué la liste des fonctions qui m’étaient nécessaires :

  • Une interface USB en vue de télécharger les fichiers de trace sur mon PC.
  • Une carte basique de la France en vue de l’utiliser a minima en randonnée.
  • Une capacité d’extension par carte SD ou d’un autre format.

Le dernier point a tendance à faire monter la note chez les fabricants. J’étais prêt à faire une croix dessus pour rester à un coût raisonnable.

Magellan eXplorist 400

Magellan eXplorist 400

Il existe de nombreux produits qui répondent à ces besoins. J’ai personnellement arrêté mon choix sur la gamme eXplorist chez Magellan et en particulier le modèle 400 qui était malheureusement discontinué. J’avais le choix (dans la liste des produits existants) entre le modèle 210 (sans extension possible par carte SD) et le modèle 500 (avec un écran couleur mais probablement moins lisible qu’un écran n&b sous le soleil). C’était sans compter sur eBay et l’effet « je mets en vente mon cadeau de Noël ». Après quelques recherches, j’y ai trouvé un Magellan eXplorist 400 neuf à un tarif au final très intéressant.

Le GPS de randonnée en action

Pour obtenir des photos avec les informations de géolocalisation, il suffit de procéder ainsi :

  1. Prendre son appareil photo numérique préféré et son GPS de randonnée.
  2. Partir à l’aventure en s’assurant que le mode trace du GPS est activé.
  3. Déclencher autant qu’il vous plaira.
  4. Sauvegarder la trace.
  5. Revenir à son PC et télécharger le fichier de trace issu du GPS.
  6. Charger les images et les marquer avec les coordonnées GPS à l’aide de Geosetter ou de Downloader Pro.

Vos images sont ensuite marquées convenablement. Vous pouvez consulter les lieux de prise de vue directement dans Geosetter.

Limitations

Pour être honnête, je m’attendais à avoir toutes mes images marquées avec une précision de l’ordre de quelques mètres. Cependant, je ne pensais pas que les fichiers de trace étaient « optimisés » par le GPS.

Bien qu’il existe plusieurs mode d’enregistrement du trajet sur le GPS, ce dernier s’arrange pour pouvoir reproduire le tracé le plus fidèlement possible avec le moins de points. En conséquence, lorsque l’utilisateur se déplace en ligne droite, le GPS attendra que ce dernier effectue une modification de direction importante avant d’enregistrer un nouveau point. Concrètement, cela signifie que si l’utilisateur prend de nombreuses images sur un tracé en ligne droite, elle seront au final réparties le long du tracé sans que le logiciel ne soit capable de dire où exactement elles furent prises. Ainsi, plusieurs photos prises à un même endroit pourront se retrouver espacées de plusieurs dizaines de mètres.

Après avoir joué avec les différentes options offertes pour la gestion de la trace, je pense que la seule solution efficace à ce problème consiste à disposer de positions prises à intervalles de temps rapprochés.

J’ai donc demandé au support de Magellan la possibilité d’avoir quelques nouvelles options dans le menu des GPS. Il suffirait qu’en plus des options pour prendre un point tous les X mètres, le GPS offre la possibilité de prendre un point toutes les X secondes (5, 10, 30, 60). Je vous tiendrai au courant.

Conclusion

Même si au final je n’ai pas exactement le résultat attendu, il faut bien dire que je parviens maintenant à marquer assez facilement mes images et à retrouver les lieux de prises de vue.

Actuellement, je dois encore effectuer quelques corrections manuelles pour replacer les images prises d’un même point, mais au moins, je peux retrouver simplement mes lieux de prise de vue. J’espère que j’aurai bientôt une solution à ce léger désagrément !

Quoi qu’il en soit, il semblerait que la tendance soit à l’incorporation de récepteurs GPS au sein des appareils. J’ai lu récemment un article indiquant qu’en fait ce ne serait pas la position GPS qui serait enregistrée, mais une information liée aux signaux GPS captés au moment de la prise de vue. Il resterait à effectuer le calcul de la position a posteriori. Cette opération permettrait peut être de ne pas avoir à attendre que le GPS ne s’initialise pour prendre ses premiers clichés à l’allumage. Nous devrions voir de nouvelles solutions dans les 24 prochains mois.

4 commentaires

  1. Super pour cet article, je possède le garmin 300 colorado pour mes traces GPS. Une solution pour avoir une précision plus grande pour la localisation des photos est de « marquer » (waypoint) lors de la prise de vue.
    Cordialement.

  2. Article intéressant !
    Personnellement, je viens de recevoir un « i-gotU », petit boîtier GPS sans écran qui n’est ni de type photo, ni de type randonnée.
    Sa fonction basique est d’enregistrer les coordonnées toutes les X secondes (et non pas tous les X mètres). Je n’ai donc pas de problème de positionnement des photos le long de lignes droites, car le trajet n’est pas « optimisé ».
    J’ai adopté GeoSetter pour incorporer les coordonnées GPS à mes fichiers RAW (.NEF de Nikon), un très bon logiciel !

  3. Idem que Etienne. J’ai le i-gotU 200 qui a tenu sans problème 1 semaine en autonomie à raison de 1 point par minute (allumé que pendant la journée of course). Ce qui est largement suffisant en rando.
    C’est une alternative sympa à bon prix et ultra light pour geotagger.

  4. Avec le Garmin eTrex H, il ne faut pas enregistrer la trace, mais simplement arrêter l’enregistrement sans l’effacer. Ainsi, les heures sont conservées. Car en l’enregistrant, le GPS supprime de nombreux points ainsi que les heures, essentielles pour faire la synchronisation avec les images dans geosetter.

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