PhotoTrackr Lite DPL700, retour d’expérience

PhotoTrackr Lite DPL700

PhotoTrackr Lite DPL700

Comme indiqué il y a quelques mois, j’ai fait l’acquisition d’un PhotoTrackr Lite DPL700 pour m’accompagner dans mes déplacements et rapporter les traces utilisables pour géolocaliser mes images.

Ce petit équipement, que j’ai commandé au USA car non disponible en France, m’a accompagné :

  • Sur une course d’endurance équestre.
  • Sur quelques sorties individuelles pour une après-midi.
  • Pour 2 semaines de trek en Jordanie.
  • Pour 10 jours passés sur les pistes d’Ouganda.

Suite à ces quelques sorties, je pense pouvoir en faire maintenant un retour d’expérience plus complet que la simple relecture de la fiche technique.

Fonction GPS

Étant donné que ce type de matériel est acquis pour enregistrer les déplacements, il est important que le GPS qui l’équipe soit de bonne qualité. J’ai personnellement été surpris par la sensibilité de ce GPS. Utilisé dans les défilés de Petra, la trace produite ne contient que très peu de points farfelus. La sensibilité de l’appareil est donc très bonne, et ce sans qu’il soit besoin de l’accrocher sur sa tête puisque dans mon cas ce dernier était simplement accroché à ma ceinture. J’ai également observé d’autres traces directement dans Google Maps sur des photos haute résolution pour constater que les points produits étaient très bien placés.

Concernant le temps de démarrage, il n’est pas particulièrement véloce, mais étant donné la nature des signaux GPS, il n’est pas possible d’obtenir une première position avant plusieurs dizaines des secondes, le temps que le terminal ait pu recevoir toutes les informations nécessaires depuis les satellite. Seuls les A-GPS sont plus rapides, mais ils ont besoin d’une communication avec d’autres serveurs pour accélérer la récupération de l’information. Naturellement, un tracker GPS n’a pas vocation a héberger une connexion GSM / UMTS / WiMAX ou autre pour fonctionner en A-GPS. C’est pourquoi je ne suis pas déçu du temps de démarrage. Il est bon pour un GPS, cependant, en tant qu’utilisateur, il faut savoir que plusieurs dizaines de secondes peuvent être nécessaires pour l’obtention des premières positions.

Construction

Si la sensibilité de l’engin est très convenable, sa construction est globalement en plastique et de bonne facture, mais elle laisse cependant à désirer pour l’utilisation que j’en ai, en particulier :

  • Accroché à la ceinture, il est rapidement rayé lorsqu’on est amené à passer trop près d’un mur, ou autre élément du décor. Cependant, compte tenu de la bonne réception de l’engin, il est tout à fait envisageable de l’abriter dans une poche ou ailleurs.
  • Le mousqueton livré avec s’accroche via une lanière de nylon. Si le nylon est très résistant, la couture qui ferme la lanière ne l’est pas, mais vraiment pas. Je vous conseille donc de retirer au plus vite cette lanière, et d’accrocher un mousqueton de meilleure qualité directement sur la boucle métallique (qui est plus solide qu’elle n’en a l’air).
  • Étanchéité… C’est à mon sens le gros problème de cet objet (et très certainement d’une grande majorité de sa catégorie). Je ne parle pas de l’étanchéité à l’eau (il ne l’est pas), mais de l’étanchéité aux poussières. Après de nombreuses heures à marcher dans les dunes, il arrive qu’involontairement, on se retrouve dans le sable, le tracker avec. Ce qui doit arriver va arriver : le sable, va parvenir à s’infiltrer dans des endroits dont on ne peut pas le déloger, en particulier sous le bouton de démarrage. Depuis, il m’est parfois difficile de l’allumer et je pense également que le sale est la cause de certains arrêts qui ne me semblent pas être liés aux piles.

Personnellement, l’appareil serait presque parfait si il était un peu mieux fini, et surtout si il bénéficiait d’un traitement d’étanchéité tel qu’on en trouve sur la plupart des GPS portatifs de randonnée.

Autonomie

Je l’ai utilisé avec 3 types de piles :

  • Pile alcaline plutôt haut de gamme
  • Pile alcaline premier prix
  • Pile rechargeable GP NiMH de 2700 mAh.

Mon tracker est réglé depuis le début sur un point toutes les 5 secondes. Cette donnée est importante pour comparer l’autonomie. Plus la fréquence d’enregistrement est élevée, moins longue est l’autonomie.

Avec les piles rechargeables chargées à bloc ou de bonnes piles alcalines, l’appareil tient environ 7 à 8 heures, soit une bonne journée de randonnée (en prenant soin de l’éteindre ou de le laisser passer en veille pendant les longues pauses). Avec des piles premier prix, le tracker s’éteint de lui même au bout d’environ 3h.

Logiciel fourni

L’utilisation du tracker est simple : un appui sur le bouton pour allumer, un appui court en fonctionnement pour marquer un point d’intérêt, un appui long pour l’éteindre et finalement, c’est très suffisant pour ce type d’engin.

Cependant, la gestion des traces rapportées est confiée à un logiciel, qui si il semble être bien ficelé, n’est pas à la hauteur de mes attentes.

Le logiciel PhotoTrackr permet de récupérer les traces depuis le tracker attaché à un port USB de l’ordinateur, de le configurer (durée d’inactivité avant passage en veille, fréquence d’enregistrement des points, etc.), de visualiser et d’exporter les traces, et également de géolocaliser des fichiers JPEG en les synchronisant avec les traces obtenues.

Personnellement, je confie la dernière tâche au logiciel GeoSetter, qui est bien plus complet et qui surtout traite les fichiers RAW. Je n’ai donc besoin que d’un logiciel pour gérer mes traces.

Si la visualisation des traces et leur export au format GPX sont bien présents, j’aurai aimé bénéficier des fonctions suivantes :

  • Possibilité d’effacer des points « farfelus » dans les traces.
  • Possibilité de pouvoir fusionner deux segments de trace (après un changement de pile par exemple).
  • Possibilité de renommer les segments.
  • Etc.

En fait, les fonctions liés à la gestion des traces sont relativement maigres. J’en suis obligé à éditer mes fichiers GPX à la main, et à les contrôler dans GeoSetter. Cependant, à ma connaissance, il n’y a pas de bon logiciel qui permette de gérer ses fichiers de trace. Si quelqu’un en connait un bon, qu’il me le signale dans les commentaires, j’en serai très heureux.

En conclusion

J’avoue être un peu mitigé après quelques mois d’utilisation. L’ergonomie, la taille, le poids, la sensibilité, la quantité de mémoire embarqué sont parfait pour mes besoins ; le logiciel fourni avec me permet d’exporter mes traces, même si il ne me permet pas de les gérer comme je l’aurai souhaité ; il n’y a en fait que la construction trop légère qui me dérange. Si le prix d’environ $80 est très bon marché, je ne rechignerai pas à rajouter 50% de plus pour disposer du même appareil mais dans un corps plus solide, et étanche à l’eau et aux poussières. GiSTEQ, si d’aventure quelqu’un lit ce billet, vous saurez quoi faire pour améliorer votre produit !

4 commentaires

  1. Salut,

    merci pour ce retour. J’utilise le boitier de Sony GPS CS1KA qui ressemble très fortement au tien avec quelques fonctions en moins. D’ailleurs la révision en CS3KA est sorti.

    Juste un lien très utile pour moi : http://www.gpsvisualizer.com/

    ++ Nemako

  2. Concernant le Sony, je pense qu’il bénéficie d’une très bonne construction, mais d’après ce que j’avais pu lire, sa précision n’était pas des meilleures. Ceci ajouté au fait qu’il ne supportait pas la géolocalisation des images autres que JPEG me l’ont fait écarter de ma sélection.

    Merci pour le lien, voilà une application Web qui peut s’avérer bien utile à l’occasion !

  3. Bonjour ,

    je viens de lire votre article sur le dpl700 que je viens d’acheter , mais je ne savais pas qu’ils ne prenait pas les photos en raw (orf(olympus)) et j’ai lu que vous utilisiez un autre logiciel pour lire les raw et les orf sont dedans , j’ai téléchargé geosetter mais je n’arrive pas a le connecter avec le programme du gisteq dpl 700 , alors si vous pouviez me dire comment vous avez fait , cela serais sympa de votre part

    d’avance merci à vous

    Denis Raulin

  4. Il suffit pour celà de faire un export de la trace en format GPX à partir du logiciel du PhotoTrackr (clic droit sur le segment à exporter dans l’écran principal de l’application).
    Le fichier GPX produit est directement utilisable par GeoSetter (et plein d’autres).

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