Réflexions Photographiques

PhotoTrackr Lite DPL700, retour d’expérience

PhotoTrackr Lite DPL700

Comme indiqué il y a quelques mois, j’ai fait l’acquisition d’un PhotoTrackr Lite DPL700 pour m’accompagner dans mes déplacements et rapporter les traces utilisables pour géolocaliser mes images.

Ce petit équipement, que j’ai commandé au USA car non disponible en France, m’a accompagné :

Suite à ces quelques sorties, je pense pouvoir en faire maintenant un retour d’expérience plus complet que la simple relecture de la fiche technique.

Fonction GPS

Étant donné que ce type de matériel est acquis pour enregistrer les déplacements, il est important que le GPS qui l’équipe soit de bonne qualité. J’ai personnellement été surpris par la sensibilité de ce GPS. Utilisé dans les défilés de Petra, la trace produite ne contient que très peu de points farfelus. La sensibilité de l’appareil est donc très bonne, et ce sans qu’il soit besoin de l’accrocher sur sa tête puisque dans mon cas ce dernier était simplement accroché à ma ceinture. J’ai également observé d’autres traces directement dans Google Maps sur des photos haute résolution pour constater que les points produits étaient très bien placés.

Concernant le temps de démarrage, il n’est pas particulièrement véloce, mais étant donné la nature des signaux GPS, il n’est pas possible d’obtenir une première position avant plusieurs dizaines des secondes, le temps que le terminal ait pu recevoir toutes les informations nécessaires depuis les satellite. Seuls les A-GPS sont plus rapides, mais ils ont besoin d’une communication avec d’autres serveurs pour accélérer la récupération de l’information. Naturellement, un tracker GPS n’a pas vocation a héberger une connexion GSM / UMTS / WiMAX ou autre pour fonctionner en A-GPS. C’est pourquoi je ne suis pas déçu du temps de démarrage. Il est bon pour un GPS, cependant, en tant qu’utilisateur, il faut savoir que plusieurs dizaines de secondes peuvent être nécessaires pour l’obtention des premières positions.

Construction

Si la sensibilité de l’engin est très convenable, sa construction est globalement en plastique et de bonne facture, mais elle laisse cependant à désirer pour l’utilisation que j’en ai, en particulier :

Personnellement, l’appareil serait presque parfait si il était un peu mieux fini, et surtout si il bénéficiait d’un traitement d’étanchéité tel qu’on en trouve sur la plupart des GPS portatifs de randonnée.

Autonomie

Je l’ai utilisé avec 3 types de piles :

Mon tracker est réglé depuis le début sur un point toutes les 5 secondes. Cette donnée est importante pour comparer l’autonomie. Plus la fréquence d’enregistrement est élevée, moins longue est l’autonomie.

Avec les piles rechargeables chargées à bloc ou de bonnes piles alcalines, l’appareil tient environ 7 à 8 heures, soit une bonne journée de randonnée (en prenant soin de l’éteindre ou de le laisser passer en veille pendant les longues pauses). Avec des piles premier prix, le tracker s’éteint de lui même au bout d’environ 3h.

Logiciel fourni

L’utilisation du tracker est simple : un appui sur le bouton pour allumer, un appui court en fonctionnement pour marquer un point d’intérêt, un appui long pour l’éteindre et finalement, c’est très suffisant pour ce type d’engin.

Cependant, la gestion des traces rapportées est confiée à un logiciel, qui si il semble être bien ficelé, n’est pas à la hauteur de mes attentes.

Le logiciel PhotoTrackr permet de récupérer les traces depuis le tracker attaché à un port USB de l’ordinateur, de le configurer (durée d’inactivité avant passage en veille, fréquence d’enregistrement des points, etc.), de visualiser et d’exporter les traces, et également de géolocaliser des fichiers JPEG en les synchronisant avec les traces obtenues.

Personnellement, je confie la dernière tâche au logiciel GeoSetter, qui est bien plus complet et qui surtout traite les fichiers RAW. Je n’ai donc besoin que d’un logiciel pour gérer mes traces.

Si la visualisation des traces et leur export au format GPX sont bien présents, j’aurai aimé bénéficier des fonctions suivantes :

En fait, les fonctions liés à la gestion des traces sont relativement maigres. J’en suis obligé à éditer mes fichiers GPX à la main, et à les contrôler dans GeoSetter. Cependant, à ma connaissance, il n’y a pas de bon logiciel qui permette de gérer ses fichiers de trace. Si quelqu’un en connait un bon, qu’il me le signale dans les commentaires, j’en serai très heureux.

En conclusion

J’avoue être un peu mitigé après quelques mois d’utilisation. L’ergonomie, la taille, le poids, la sensibilité, la quantité de mémoire embarqué sont parfait pour mes besoins ; le logiciel fourni avec me permet d’exporter mes traces, même si il ne me permet pas de les gérer comme je l’aurai souhaité ; il n’y a en fait que la construction trop légère qui me dérange. Si le prix d’environ $80 est très bon marché, je ne rechignerai pas à rajouter 50% de plus pour disposer du même appareil mais dans un corps plus solide, et étanche à l’eau et aux poussières. GiSTEQ, si d’aventure quelqu’un lit ce billet, vous saurez quoi faire pour améliorer votre produit !