Leica dispose d’une réputation d’excellence pour ses boitiers et ses objectifs depuis plusieurs décennies déjà. En argentique, Leica propose 2 gammes : La gamme M (dernier en date : M7) et la gamme R (dernier en date : R9). Ceci étant, Leica n’est pas un acteur des plus présents depuis la révolution numérique. Certes Leica a introduit un M8 disposant d’un capteur APS-H numérique, tout comme un dos Modul-R également APS-H pour sa gamme R (plus commercialisé à ce jour), mais nombreux sont ceux, amoureux des belles optiques, qui sont déçus de ne pas pouvoir les utiliser avec un boitier numérique digne de ce nom. La situation est moins critique pour les habitués au M, puisque le M8 est une offre intéressante, même si actuellement elle gagnerait à bénéficier d’un capteur plein format. Ceux qui disposent d’un parc d’optiques R sont probablement actuellement les plus frustrés.

Alors, beaucoup attendaient de Leica un R10 avec un capteur 24×36. A priori, ce ne sera pas le cas (mais sait-on jamais). Leica a décidé de repartir de zéro, de récolter les attentes de certains photographes et de proposer un nouveau système photographique : le système S dont le premier modèle sera un le S2.

Capteur hors norme

Une des premières interrogations à laquelle a du répondre Leica était de savoir si oui ou non ils repartaient sur la base du Leica M. Cette option leur permettait de disposer d’une gamme existante d’objectifs non autofocus de grande qualité, et d’une base d’utilisateurs. Seulement, voilà, faire un très bon R10 numérique, cela impose de faire un très bon boitier et aussi d’intégrer un autofocus ce qui impose également de faire une nouvelle version de toutes les optiques.

À supposer que Leica rafraichisse complètement la gamme R, techniquement, ils en sont capables comme ils viennent de le montrer avec la gamme S, il n’en reste pas moins qu’ils disposeraient d’un bon système 35mm qui entrerait directement en concurrence avec Canon, Nikon et Sony qui proposent eux aussi de très bonnes solutions sur ce créneau. Optiquement, Leica serait à la hauteur ou mieux, cependant, il n’est pas certain qu’ils puissent égaler Canon et Nikon sur tout ce qui est autofocus et rafales. Resterait le prix qui serait lui aussi un frein. Alors, la sauce prendrait-elle ? Difficile à dire, mais même avec un bon système, il sera difficile de reprendre des parts de marché aux ténors de la catégorie. Avez-vous vu autour de vous ou sur un évènement quelconque un photographe équipé d’un Leica R récemment ? Que photographe équipé d’un Canon 1Ds ou Nikon D3 avec un parc d’objectif à la hauteur ferait-il le saut vers Leica ? Je pense que Leica s’est dit que l’investissement sur ce créneau n’était pas garanti d’un retour suffisant. Alors Leica a cherché à jouer de ses forces pour s’imposer sur des marchés de niche à sa portée. Le premier est bien sûr le marché du boitier compact télémétrique, dont le fleuron reste le M et qui continue de garder ses adeptes compte tenu de la relation particulière du photographe avec son sujet. Leica règne en maître sur se segment et continuera d’y investir. Le segment du réflex 35mm étant difficile d’accès, Leica a donc choisi de s’attaquer au segment du moyen format, où les productions sont en petit nombre avec des prix de vente conséquents, mais en y apportant son expertise acquise sur le marché du réflex 35mm. Mamiya s’était risqué à l’exercice fin 2004 avec le ZD, un gros réflex avec un capteur moyen format de 22 Mégapixels, avec un succès d’estime qui ne s’est hélas pas transformé en succès commercial. Alors quelle formule Leica a-t’elle choisi ?

L’objectif recherché était finalement simple : offrir la qualité d’image d’un moyen format avec la souplesse d’utilisation d’un réflex, ceci afin de conquérir une clientèle de professionnels exigeants.

Leica S2

Leica S2

La réponse de Leica repose avant tout sur un capteur d’un format 30×45 mm, 60% plus grand que le traditionnel 24×36 mm. De ce choix découle ensuite la taille du boitier est des objectifs. Le capteur étant plus grand, il est nécessaire d’offrir des objectifs ayant un cercle d’image plus grand, et par conséquent une monture avec un diamètre plus large. Si il est tentant de choisir un très grand capteur, il faut garder à l’esprit que l’encombrement et le poids vont s’en ressentir. Leica a su rester raisonnable sur la taille du capteur. 30×45, c’est sensiblement plus grand que 24×36 pour offrir un gain en qualité, mais cela permet de proposer un boitier aux dimensions raisonnables.

La taille du capteur n’est pas la seule innovation apportée par Leica :

  • Capteur de 37,5 Megapixels.
  • Obturateur à lamelle dans le boitier et central dans certains objectifs pour atteindre une synchro flash au 1/600ème de seconde (sur ce point, Leica dépasse tous les réflex du marché).
  • Tropicalisation complète du boitier et des objectifs.
  • Un écran OLED pour le rappel des principaux réglages.
Et naturellement, Leica introduit un ensemble de 9 objectifs pour accompagner ce nouveau boitier.
Leica S2

Leica S2

À la lecture de ces spécifications, on ne peut pas refreiner l’envie de mettre son oeil derrière un si grand oeilleton. La taille de l’image associée à la qualité Leica devrait donner un confort de visée inégalé pour un réflex.

Partenariats

Leica ne dispose pas de toutes les compétences requises pour construire un tel boitier. Plutôt que d’essayer de les acquérir, et risquer de sortir des produits incomplets, Leica s’est entouré d’industriels réputés pour lui fournir les éléments manquants :

  • Fujitsu lui fournit le processeur, nommé Maestro.
  • Kodak fournit le capteur.
  • Phase One fournit le logiciel (Capture One Pro 4.0 probablement).

Pour qui ?

Naturellement, un tel boitier n’est pas à la portée de toutes les bourses et ne conviendra pas à toutes les utilisations. On peut cependant imaginer que les catégories de photographes suivantes y trouveront leur bonheur :

  • Photographes de mode.
  • Photographes de paysages.
  • Photographes de mariage.
La réussite du pari de Leica dépendra en grande partie de l’adhésion de ces photographes à ce nouveau système.

Tarif

Ceux qui sont intéressés par un tel appareil risquent d’être un peu refroidis par ce qui va suivre. Certes Leica n’a pas encore parlé prix pour cette nouvelle gamme, mais connaissant Leica et après avoir lu la fiche technique de l’engin, il faut s’attendre à au moins 15 000 € pour le boitier nu, et de 3000 € minimum pour chaque optique. La qualité Leica a toujours eu un prix, et là, on est clairement je pense dans la cour du moyen format, et donc avec les prix qui vont avec.

Et le S1…

Au fait, pour ceux qui se demanderaient pourquoi ce premier boitier s’appelle S2 et non pas S1 comme c’est la coutume chez Leica, la réponse est simple : il existe déjà un Leica S1, sorte de prototype de scanner monté devant un objectif (barrette CCD qui se déplace pour scanner toute la surface de l’image).

Après Canon hier, c’est au tour de Nikon d’annoncer un nouveau boitier dont tout le monde parle depuis au moins 1 semaine : le D90.

Nikon D90

Nikon D90

Ce boîtier expert est déjà bien décrit sur de nombreux sites, je ne vais donc pas lister ici l’ensemble de ces caractéristiques techniques. Cependant, je profite de l’occasion pour aborder ici les nouveautés marquantes :

  • Tout d’abord la fonction vidéo. Nikon avec ce D90 est le premier à offrir la capacité à un réflex à enregistrer des vidéos. Ce boîtier offre les résolutions vidéo 1 280 x 720 (720p), 640 x 424 et 320 x 216, à 24 im/s.
    Comme le « Live View» en son temps, cette nouvelle fonctionnalité va probablement faire crier des puristes pour lesquels un appareil réflex n’a pas vocation à enregistrer des vidéos. Personnellement, cette fonctionnalité ne serait pas pour moi un critère de choix important, mais si mon boîtier en disposait, je pense qu’à l’occasion elle pourrait être mise à contribution. Comme dit l’adage, mieux vaut une mauvaise photo que pas de photo du tout.
    Accompagné d’optiques stabilisées, les résultats en vidéo peuvent être tout à fait décents. Il faudra cependant faire attention au point, car l’AF n’est pas disponible en mode vidéo. De plus, je suis curieux de savoir comment les utilisateurs parviendront à réaliser des zooms vidéo sans objectif motorisé. Je pense qu’avec les optiques actuelles, cette opération vidéo classique sera acrobatique car on risque de voir dans la vidéo, la dureté de la bague de zooming et les secousses qui iront de paire avec son maniement.
  • Nikon a pensé à ceux d’entre nous qui géolocalisent leurs images. Un nouveau petit accessoire, le GPS GP-1, vient se connecter sur la prise porte flash et sur une nouvelle prise accessoire et permet au boîtier d’enregistrer les coordonnées des images directement à la prise de vue. Reste maintenant à voir la précision de l’objet par rapport à d’autres solutions de géolocalisation et surtout son prix !

Ce petit tour des nouvelles fonctionnalités fait, voici mon petit coup de grogne dirigé vers Canon :

  • Le D90 à l’aide de son flash intégré est capable de piloter les flashs cobra de la marque sans fil ! Cette fonctionnalité se fait attendre depuis des lustres chez Canon qui reste décidément sourd… Non, je n’achèterai pas de ST-E2.
  • Le D90 dispose d’un testeur de profondeur de champ correctement placé pour quelqu’un qui souhaiterai l’utiliser avec des optiques lourdes et encombrantes.
  • Le D90 supporte une connexion à GPS sans ajouter d’accessoire supplémentaire.
  • Le D90 est positionné en gamme en dessous du 50D…

Merci à Nikon de maintenir la pression sur Canon !

Canon sort enfin de l’ombre et commence à renouveler ses réflex les plus vendus. En attendant le remplaçant du 5D, Canon a commencé par dévoiler non pas le remplaçant du 40D, mais un appareil plus haut de gamme qui va venir le soutenir face au Nikon D300.

Canon EOS 50D

Canon EOS 50D

Le 50D en quelques mots :

  • Capteur CMOS de 22,3 x 14,9 mm, 15,5 Mpxl (facteur de conversion x1,6 par rapport au 35mm) soit une résolution maximale de 4752 x 3168.
  • Sensibilité de 100 à 3200 ISO, avec extension possible à 6400 (H1) et 12800 ISO (H2).
  • Système de suppression des poussières sur le capteur par vibration.
  • Mesure de la lumière sur 35 zones de 0 à 20 eV.
  • Autofocus 9 capteurs en croix dont le central offrant une précision accrue avec les optiques offrant une ouverture d’au moins f/2.8. La sensibilité annoncée est de -0,5 à 18 eV.
    L’autofocus est micro-ajustable pour 20 objectifs.
  • Rafales de 3 ou 6,3 images par seconde sur 16 RAW ou 90 JPEG.
  • Obturateur de 30s à 1/8000s, synchro X au 1/250s. L’obturateur est annoncé pour 100 000 déclenchements.
  • Viseur pentaprisme de 95% avec un grossissement de 0,95x. Dégagement annoncé de 22mm. Verre de visée interchangeable.
  • Fichiers RAW sur 14 bits de 3,8, 7,1 ou 15,5 Mpxl.
  • Processeur Digic 4 offrant les nouveaux traitements suivants :
    • Réduction du bruit réglable sur 4 niveaux.
    • Optimisation de l’exposition réglable sur sur 4 niveaux.
    • Récupération des hautes lumières.
    • Correction du vignetage en fonction de l’objectif.
  • Support pour les objectifs EF et EF-S.
  • Flash intégré de NG13 (pour 100ISO) couvrant un champ de 27mm (format 35mm).
  • Visée Live View avec AF par détection de phase, détection de contraste, détection de contraste avec recherche de visage.
  • Écran externe de 7,5 cm pour 920 000 pixels (résolution VGA).
  • Stockage : CompactFlash I/II compatible UDMA.
  • Sortie vidéo HDMI.

Le boîtier nu est annoncé à $1399, son prix en Euro n’a pas encore été dévoilé.

Les détails intéressants à noter :

  • Les microlentilles du capteur CMOS sont maintenant « gapless » ce qui signifie qu’il n’y a plus d’espace inutilisé entre les lentilles. Auparavant, Canon parvenait en partie à compenser la réduction de la taille des photosites quand la résolution augmentait par la réduction de l’espace entre les lentilles, ce qui permettait de ne pas réduire la surface de collecte d’autant que ce qu’aurait voulu l’augmentation de résolution. Maintenant que les lentilles sont collées les unes aux autres, il n’y aura plus de gain à attendre de ce coté là pour les prochaines évolutions des capteurs.
  • Si le boîtier n’est pas annoncé pour être tropicalisé, il semblerait que Canon ait fait des progrès pour rendre ce 50D plus résistant aux intempéries. Ces améliorations passeraient notamment par des améliorations des quelques joints présents et des emboitements entre les pièces. Il reste à vérifier ces dires sur le terrain.
  • Un nouveau mode fait son apparition : CA (pour Creative Auto). Dans ce mode, l’utilisateur joue sur deux paramètres : la profondeur de champ et la luminosité. Dans quelques jours, nous en saurons plus sur l’intérêt de ce mode avec les compte rendus du des premiers tests !
    L’introduction de ce mode s’est faite au détriment de la position C3 sur le barillet de sélection.
  • Le boitier utilise une base interne de profils d’objectifs pour corriger le vignetage. Actuellement 26 optiques Canon sont reconnues avec de la place pour en stocker 14 de plus. A priori cette fonctionnalité ne s’applique qu’aux fichiers JPEG produits par l’appareil.
  • Le contrôleur pour carte Compact Flash supporte le standard UDMA pour de meilleurs taux de transfert. Les réflex Canon n’ont jamais été les meilleurs de leur catégorie concernant leur capacité à vider leur buffer sur une carte CF ou SD. Nikon a depuis longtemps une belle avance de ce coté là. Il semblerait que sur ce point Canon soit en mesure de recoller à la tête !
  • Si Canon écoute parfois les reproches qui lui sont fait, il y en a certains qui demeurent éternellement mis de cotés. En particulier la position du bouton de test de la profondeur de champ qui reste difficilement accessible quand le boîtier est équipé d’une optique longue et lourde (un Canon EF 70-200/2.8 IS par exemple). De plus le flash intégré ne semble toujours pas être capable de piloter des flashs externes. Il faudra donc toujours se procurer l’onéreux ST-E2 pour disposer de cette fonction pourtant maintenant classique chez la concurrence. Concernant l’accessibilité de la fonction de verrouillage du miroir en position haute, il faudra attendre les premiers tests pour savoir si enfin Canon a décidé de la rendre plus simple d’accès.

Bon, maintenant j’attends avec impatience le (ou les) remplaçants du 5D…

Au travers de son laboratoire Microsoft Live Labs, Microsoft s’intéresse à de nombreux sujets touchant à la photo et à la vidéo. Il y a environ un an, ils ont présenté la technologie Photosynth dont l’objectif est d’identifier des points clefs dans les images, de reconstruire l’espace 3D à l’aide de plusieurs images présentant des point clefs en commun puis de replacer ces images dans cet espace afin de naviguer d’image en image, de point de vue en point de vue.

Cette technologie est réellement impressionante : à l’aide de quelques images (environ une centaine pour chaque exemple), Photosynth a reconstruit l’espace, replacé les images et offre une navigation toute particulière qui permet de de mieux appréhender l’espace, les volumes, l’agencements des objets, immeubles.

Mesa Verde vu par Photosynth

Mesa Verde vu par Photosynth

Il est possible d’imaginer des extensions de cette technologie pour le commun des mortels : vous revenez avec vos propres images d’un lieu connu où vous avez passé vos vacances. Vous n’avez peut être pas des centaines de photos de l’endroit et donc probablement pas assez pour les faire analyser par Photosynth en l’état. Imaginez que Photosynth les analyse, les compare à une base de lieux connus et référencés et vous renvoie l’espace avec vos seules photos repositionnées. Vous disposeriez là d’un nouveau moyen de présenter vos images à vos amis et leur permettre de mieux appréhender la réalité de l’endroit visité.

Bonne visite sur Photosynth ! (un plugin sera nécessaire)

Ça y est, Adobe a enfin levé le voile sur la version 2 de Lightroom.

Évolution ou révolution ?

Cette version était attendue depuis quelques mois. Je ne m’étendrai pas sur les nouveautés que beaucoup d’autres sites vont exposer en long, en large et en travers :

  • La retouche locale (pinceau de réglage et filtre gradué).
  • La colorimétrie améliorée avec un nouveau profil  corrigeant enfin les problèmes de rendu des tons chauds.
  • La possibilité d’utiliser des profils simulant à la le rendu colorimétrique des logiciels de fabricants d’appareils photo ainsi que les styles d’images propriétaires (Canon DPP, Nikon Capture NX, etc.).
  • L’amélioration de la gestion de l’accentuation en sortie (intégration des algorithmes de PixelGenius).
  • La refonte du module Bibliothèque.
  • L’amélioration des échanges avec Photoshop CS3 (objets dynamiques, HDR, panorama et calques).
  • La suppression du nombre limité d’éditeurs externes.
  • L’augmentation de la taille maximale des images de 10 000 à 65 000 pixels par côté.
  • Le support 64 bits pour Mac OS X et Windows Vista.
  • La gestion de deux écrans.

Une telle quantité de nouveautés suffit à justifier le passage de la version 1.x à 2.x.

Après avoir converti ma bibliothèque pour Lightroom 2 et passé un peu de temps à traiter, j’ai déjà quelques remarques à apporter

  • Les retouches locales sont très puissantes et suffisent à la majorité de mes besoins de traitement. Cependant, je ne sais pas si c’est lié à ma machine, mais la réactivité du pinceau laisse souvent à désirer.
  • La réorganisation de l’espace « Bibliothèque »est agréable, mais j’aurai préféré qu’Adobe termine son travail et permette de gérer facilement des collections de plusieurs centaines de mots-clefs. Cette version est tout aussi pénible que la précédente si vous désirez réorganiser vos mots-clefs hiérarchiquement. Le scrolling rend la chose acrobatique.
  • Je n’ai pas encore eu le temps de faire des tests d’impression pour vérifier le résultats des nouveaux algorithmes d’accentuation, mais j’y compte bien.

Une chose est cependant certaine, hors de question de revenir à Lightroom 1.4.1 maintenant que j’ai gouté à ces nouveautés.

Compatibilité de mon plugin

Mon plugin d’export vers Gallery fonctionne avec Lightroom 2, mais après avoir regardé rapidement les évolution de l’API, j’ai un peu de pain sur la planche pour en faire un module parfaitement conforme aux attentes de cette API enrichie.

En attendant vous pouvez continuer à utiliser le plugin en version 1.1 avec Lightroom 2.0. Vous rencontrerez peut être l’erreur suivante :

The plug-in had an internal error while opening the Export dialog.
GalleryUploadExportDialogSections.lua:39: attempt to index field ‘?’ (a nil value)

Dans ce cas, éditez le fichier GalleryUploadExportDialogSections.lua et commentez la ligne 39 en ajoutant « — » devant l’instruction. Vous devriez obtenir :

— properties.serverSynopsis = prefs.serverTable[properties.serverValue].label

Conversion Dollar vers Euro

De nombreux acteurs du monde informatique abusent quant aux tarifs pratiqués en Europe pour commercialiser leurs logiciels. Adobe plus que d’autres. En effet, la mise à jour de Lightroom 1 vers Lightoom 2 est disponible pour $99 aux USA (en gros un peu moins de 70€) alors qu’il faut débourser 99€ soit 120€ avec les taxes en France. Adobe ne pourra pas parler de coûts spécifiques liés à la traduction, la version vendues aux USA comprend déjà le français.

Sachant que les propriétaires d’une licence pour Lightroom 1 peuvent acheter leur mise à jour sur le site américain d’Adobe, je ne saurai que trop vous conseiller cette option.

Un nouveau Drobo

Voici quelques jours qu’a été annoncé un produit qui avait attiré mon attention il y a quelques mois lorsqu’il a fait sa première apparition et qui nous revient avec les fonctionnalités qui lui manquaient à mes yeux. Ce produit est le Drobo, un boîtier externe dans lequel viennent s’enficher des disques durs et qui permet de stocker ses fichiers avec une tolérance aux pannes mécaniques.

La première version de ce produit ne disposait que d’une interface USB 2.0, la nouvelle apporte en plus le support du FireWire 800. Associé à un Macintosh équipé de série de cette interface, les débits annoncés sont bien plus élevés.

Drobo

Un Drobo est une unité de disque autonome qui accepte jusqu’à 4 disques SATA soit un espace maximal de 16 TO, et ce, sans obligations d’utiliser des disques identiques : des disques de capacités variées peuvent être utilisés. Ces disques sont gérés comme un seul et même volume et le Drobo se charge de répartir les données sur l’ensemble de ces disques pour garantir les données en cas de perte d’un des disques. Bien entendu une partie de l’espace total est utilisé pour assurer la redondance des informations.

Le Drobo dispose de diodes de différentes couleurs pour indiquer à l’utilisateur le besoin de remplacer un disque défectueux ou le besoin de remplacer un disque par un autre de plus grosse capacité afin d’étendre le volume de données lorsque ce dernier est trop rempli. Il est possible de commencer avec deux disques (de capacité identique pour optimiser la redondance avec deux disques), d’en ajouter un troisième, puis un quatrième, et ensuite de remplacer les plus petits par des plus gros pour étendre le volume de données gérées. Cette solution est extrêmement souple par rapport à d’autres pour croître en fonction des besoins de l’utilisateur.

D’une certaine façon, le Drobo est une forme de RAID 5 rendu plus souple et surtout plus simple à mettre en œuvre pour le commun des mortels.Lire la suite de

Après quelques très longues semaines sans avoir eu l’occasion de ressortir mon sac photo, me voici de retour pour suivre l’actualité qui est particulièrement riche ces derniers temps.

Vers la démocratisation du « Full Frame »

Nikon D700

Nikon D700

Après Canon qui seul a sorti plusieurs modèles de réflex numériques dotés d’un capteur plein format, Nikon s’est invité à la danse avec son D3. Depuis quelques jours, le D3 est accompagné d’un D700, union d’un D3 et d’un D300. Les spécifications techniques sont au final très proches du D3 dans le corps d’un D300 (avec une viseur agrandi) :

  • Capteur CMOS  de 12.1 Megapixels plein format (FX)
  • Support de toutes les optiques en monture Nikon F, avec un facteur de recadrage de 1.5X et une perte de résolution en utilisant les objectifs DX
  • Processeur de traitement d’image EXPEED
  • Boîtier en alliage de magnésium tropicalisé
  • Système anti-poussière pour le capteur
  • Mode Live view sur écran LCD de 3 pources et 920 000 points (2 modes disponibles)
  • Grand viseur avec un agrandissement de 0.72X et une couverture de 95% de l’image
  • Autofocus 51 points avec la fonction « 3D focus tracking »
  • Rafale à 5 i/s sans le grip optionnel et 8 avec
  • Plage de 200 à 6400 ISO (extensible à 100 – 25600)
  • Enregistrement 12 ou 14-bit des images RAW
  • Flash intégré avec support du des flashs déportés
  • Fonction Active D-Lighting qui améliore les détails dans les ombres et les hautes lumières
  • Horizon virtuel pour prévenir les images bancales ; utilisable en mode live-view
  • Support des cartes CompactFlash (Type II) UDMA
  • Sortie HDMI (avec une prise plus petite que précédemment)
  • Disponible fin juillet pour 2800€ (boitier seul)

Honnêtement, que demander de plus, à part bien entendu le même boîtier moitié moins cher ?

Alors, Monsieur Canon, ce remplaçant du 5D ?

Le Canon 5D a bénéficié d’une belle existence, règnent sans partage sur le marché des réflex plein format bon marché. Même si ce D700 est situé dans une gamme supérieure, le règne de Canon prend fin. Sony arrivera peut être dans une gamme de prix équivalente avec son futur Alpha 900 et ses 25 Mégapixels.

Le remplaçant du vétéran se fait donc sérieusement attendre. Comment Canon va-t’il positionner son nouveau boitier ? Probablement sur le même créneau que le l’actuel 5D afin de ne pas entrer en concurrence avec les boitiers de la série 1. Il reste cependant une belle marge de progression entre l’actuel 5D et les boitiers actuels de la série 1. Peut être un meilleur autofocus, une meilleure rafale, très certainement un capteur comportant plus de 12 Mégapixels, bien entendu un système anti-poussière, la visée « Live View » et toutes les dernières améliorations présentes sur le 40D.

Alors, Canon saura-t’il m’inciter à casser ma tirelire pour acquérir mon premier réflex plein format ? Réponse dans quelques semaines !