Boîtier Réflex Sony SLT A55

Sony SLT A55

Sony semble bien décidé à prendre un part plus importante du marché des réflex numériques. Cependant attaquer de front Canaon et Nikon n’est pas nécessairement une stratégie gagnante. Comme bien souvent, il est préférable de tenter une « rupture », technique ou pas, afin de changer la perception du marché et redistribuer les cartes.

Miroir semi-réfléchissant

Sony aujourd’hui tente un coup de la sorte. Comment ? En modifiant radicalement la structure des reflex. Même si de nombreuses évolutions ont été apportées ces dernières années, la plus importante étant l’intégration d’un capteur numérique en lieu et place du film argentique, les autres sont de bien moindre importance, exception faite peut-être des solutions de stabilisation du capteur (je considère la vidéo comme une nouvelle fonction à moindre coût qui n’a pas impacté la structure même de ces appareils). Sony va aujourd’hui plus loin : le miroir est supprimé et remplacé par un miroir semi-transparent fixe et la visée se fait au travers d’un CCD. L’incorporation d’un miroir semi-transparent dans un réflex n’est cependant pas une première, Canon l’avait déjà fait pour l’EOS RT puis pour l’EOS 1n RS alors équipés en argentique.

Voyons rapidement les avantages et inconvénients de cette nouvelle approche.Lire la suite de

Canon Powershot G11

Canon Powershot G11

Ce fut une bonne surprise que de lire le communiqué de presse de Canon annonçant le Powershot G11, successeur du Powershot G10. La tendance était jusqu’ici de mettre toujours plus de pixels sur les capteurs pour attirer les clients. Aujourd’hui, Canon fait le pari de la raison et se permet, pour son compact à destination des experts, de retourner à un capteur 10 Mégapixels après avoir utilisé un capteur 14 Mégapixels.

Si je parviens à comprendre que le nombre de Mégapixels peut être un argument commercial pour attirer le client lambda, il n’en est pas de même pour les experts qui recherchent un compact à utiliser comme bloc-note, un outil remplaçant leur réflexe dans les situations adéquates. Pour ces utilisateurs, la qualité d’image prime sur une spécification technique alléchante. Aussi, passé 6 à 8 Mégapixels, la plupart des photographes souhaitent voir des amélioration en terme de gestion du bruit dans les hautes sensibilités et en terme de dynamique. Or à technologie équivalente, augmenter le nombre de pixels sur un capteur va en diminuer leur taille et donc, par conséquence, diminuer leur dynamique et le rapport signal/bruit, donc leur capacité à monter correctement dans les ISO.

Si ce nouveau Powershot tient ses promesses, échanger une grosse poignée de mégapixels contre une meilleure dynamique, c’est une choix pertinent. Personnellement, je suis un utilisateur du G10, et mon principal reproche, c’est sa faible dynamique, surtout lorsque je l’oppose à mes EOS, tant le 30D que le 5D mark II. Si j’avais le choix entre le G10 et le G11 (à supposer qu’il y ait bien un réel progrès en dynamique), je n’hésiterais pas un seul instant !

Chapeaux bas pour Canon qui prend donc le risque de remettre en question le mythe du toujours plus de pixels. Espérons que les autres entendront raison à leur tour.

Ceux qui connaissent bien Leica savent que ce constructeur nomme ses produits par un identifiant de gamme, en fait une lettre, puis un numéro d’ordre d’apparition dans la gamme. Pour les gamme R et M que tous connaissent, nous avons eu d’abord des M1 et R1 avant d’en arriver aux M8 et R9 que nous connaissons maintenant.

Je fus donc surpris de voir que la nouvelle S était présentée avec le S2. En clair, où était donc passé le S1 ?

J’ai donc fait quelques petites recherches sur le Net pour mettre la main sur ce qu’était le S1 : un appareil numérique de studio produit en 1997-1998 (3 versions de 6,6 MPix à 26 MPix). En fait, techniquement il s’agissait d’une barrette CCD qui parcourait la surface de l’image en plusieurs dizaines de secondes. Cette appareil était donc destiné à être monté sur trépied pour prendre en photo des sujets totalement statiques.

Leica S1

Leica S1

La curiosité ici est que le S1 et le S2 ne partagent pas du tout les mêmes objectifs. Peut être que Leica aurait du créer une nouvelle gamme spécialement pour le S2 et continuer ainsi à respecter ses traditions de nommage.

Logo LightroomDifférents blogs sur le Web semblent indiquer qu’Adobe nous prépare une nouvelle mouture de Lightroom :

  • Jeff Schewe indique qu’il va assister Martin Evening à la réalisation d’un nouveau livre sur Lightroom. Sachant que Martin a déjà publié un livre de référence sur Lightoom, je pense qu’on peut en déduire qu’il y aura suffisamment de nouveautés dans la prochaine version pour justifier une réécriture du dit livre.
  • Scott Kelby a eu la chance de jeter un coup d’œil à la prochaine version de Lightroom et visiblement, il trépigne d’impatience de l’utiliser au quotidien.

Encore quelques semaine de patience et Adobe pourrait nous annoncer une bonne surprise !

Un nouveau record

Il m’avait semblé que depuis quelques mois les constructeurs d’APN (Appareil Photo Numérique) avaient pris le parti de la raison en arrêtant la course aux pixels pour les compacts destinés au grand public. Le jeu de la surenchère s’était semble-t’il arrêté à 12 mégapixels.
C’était sans compter sur Sony, principal fabriquant de capteurs CCD, qui vient de lancer son Cyber-shot W-300, un APN doté de 13,6 Mégapixels. Voilà un argument massue pour attirer le consommateur qui ne saura résister à la tentation de choisir l’APN doté du plus de pixel. C’est forcément mieux, n’est-ce pas ?

Sony Cyber-Shot W-300

Sony Cyber-Shot W-300

Beaucoup avant moi ont martelé que tant de pixels étaient inutiles. Si les constructeurs reprennent la compétition, c’est bien que l’acheteur final reste attaché à cette seule information pour faire son achat. Alors revoici les arguments pour stopper là cette stupide compétition :

  • La résolution native est de 4224 x 3168 pixels, ce qui permet à l’impression d’avoir à 300 dpi : 35,5 cm x 26,5 cm (par très loin du A3) ou 60 cm x 44 cm (pas très loin du A2) à 180 dpi. La question est de savoir combien de utilisateurs de cet appareil imprimeront leurs images à ces tailles, la question subsidiaire est de savoir ce que valent les images imprimées à ces tailles.
  • L’augmentation de la résolution se traduit normalement par une augmentation dans la même proportion du poids des fichiers tous paramètres JPEG égaux par ailleurs. Ce n’est pas tout à fait exact dans la réalité : les objectifs de ces appareils étant très moyens, plus la résolution augmente, moins on enregistre de détail au niveau des pixels (en gros le contraste local est de plus en plus faible), donc plus JPEG permet de compresser.
  • À technologie équivalente de conception de CCD et de traitement du signal, l’augmentation du nombre de pixel se traduit par la réduction de la surface de ceux-ci. Cela se traduit nécessairement par une augmentation du niveau de bruit et une baisse de la dynamique du capteur. Il faudrait que je fasse des tests plus poussés pour savoir si l’augmentation du bruit est réellement perceptible à l’impression (en effet, comme il y a plus de pixels, le bruit sera plus dilué sur une surface équivalente), cependant, la baisse de la dynamique sera nécessairement perceptible.
  • Les optiques ne sont pas à la hauteur des exigences des capteurs : en effet il est nécessaire que le pouvoir séparateur de l’optique soit au moins du même ordre que la taille des photosites du capteur. Il est très probable que le pouvoir séparateur des optiques des compacts soit déjà inférieure aux capteurs 12 mégapixels, alors toute augmentation du nombre de pixel n’apporte aucune amélioration sur le niveau de détail enregistré. Économiquement parlant, améliorer la qualité d’une optique est une opération plus onéreuse (utilisation de verres à faible dispersion, amélioration des tolérances dans la chaîne de fabrication) que le remplacement du capteur par une nouvelle version ayant plus de pixels et d’un coût comparable à la précédente génération.

La situation ressemble actuellement à la course au Mégahertz qui a eu lieu entre AMD et Intel et qui s’est finalement soldée par un arrêt de cette course et surtout par des améliorations des performances sur d’autres aspects des processeurs. Même si le consommateur Lambda préférait encore un processeur Intel avec plein de Mégahertz, les plus expérimentés boudaient les Pentium 4 pour aller vers des Athlon 64 bien plus efficaces.

Si un constructeur fait le pari d’un appareil réellement utilisable en intérieur (Fuji ?), et que les images délivrées par cet appareil son objectivement bien meilleures, alors les consommateurs se détourneront peut être des mégapixels.

Ma lettre au Père Noël

Il me manque actuellement un compact qui m’accompagne dans mes déplacements. Je ne sors mon réflex que pour aller faire de la photo, mais il y a de nombreuses situations où j’aimerai prendre quelques images mais je n’ai aucun appareil décent en poche.

Canon, Ricoh et Sigma semblent faire des efforts pour séduire le photographe « expert ». Afin de simplifier le travail des directions marketing de ces constructeurs, voici la liste des fonctionnalités que j’aimerai trouver :

  • Une résolution de 6 à 8 mégapixels. Au delà, je n’en ai pas usage et surtout, il y aura un impact inutile sur la qualité d’image.
    Et dire que Canon a commencé la fabrication d’une nouvelle usine pour produire des capteurs CMOS pour des appareils compacts…
  • Enregistrement en format JPEG et également RAW.
  • Une focale commençant à 24 ou 28mm et allant jusqu’à 100 ou 135mm. Une ouverture constante de 2.8 est souhaitable (je regrette mon Canon G5 avec son 35-135/2.0-2.8).
  • Un mécanisme de stabilisation optique ou du capteur.
  • Toutes les options du mode manuel disponibles.

Le Canon G9 n’est pas loin de me satisfaire, mais un peu moins de pixels et un peu plus grand angle seraient bienvenus.

Il y a deux magazines auxquels je suis abonné : Chasseur d’Images & Réponses Photo. J’en apprécie la lecture, elle occupe une partie de mes déplacements en transport en commun.

Chasseur d’Images a depuis longtemps une implantation sur la toile. Un site avec forums, édito, petites annonces qui pendant très longtemps aurait mieux fait de ne pas exister. Mise en page exécrable, forums pas très accueillants… Rien n’était à la hauteur du magasine papier.

Bref, je connaissais le site, mais pendant plus d’un an, je n’y suis pas retourné, préférant les sites US et le site EOS numérique avec sa communauté bien sympathique. C’est au détour d’une discussion que j’ai cliqué sur un lien m’envoyant sur les forums de Chassimages. Ce fut une agréable surprise de voir que le Chasseur d’Images s’était enfin décidé à tout refaire de fond en comble !

Le tout n’est pas encore parfait, mais quels progrès ! En tous cas, on y trouve des discussions intéressantes qui donnent envie de participer. Alors, tous ceux qui comme moi boudaient le site du Chasseur d’Images, retournez y jeter un coup d’œil !

Logo LightroomLa PMA a récemment fermé ses portes et avec elle, un nombre conséquent de nouveaux appareils ont été présenté. Qui dit nouveaux appareils dit mise à jour de Camera Raw pour les supporter.

Si la version 1.1 de Lightroom (Camera Raw 4.1) a apporté des nouvelles fonctionnalités majeures, les versions plus récentes ont été plus discrètes (même si l’outil « Clarté » était une ajout très appréciable). Et ce ne sont pas les améliorations possibles qui manquent, principalement :

  • Corrections locales peut être à la manière des U Points™ de Nikon Capture NX.
  • Meilleure accentuation des images en vue de l’impression.
  • Réglages spécifiques d’une image pour un profil ICC de sortie donné afin de pouvoir travailler en softproofing et apporter des réglages complémentaires à l’image pour que l’image imprimée corresponde au mieux au rendu souhaité.
  • Correction des distorsions géométriques.
  • Meilleure algorithme de réduction du bruit.
  • HDR, Photo panoramique.
  • Capacité d’introduire des plugins spécialisés dans Lightroom (au delà des modules d’export).

Quelle surprise nous réserve donc Adbobe ?

  • Lightroom en version 1.3.2 avec uniquement le support des nouveaux appareils.
  • Lightroom en version 1.4 avec quelques améliorations majeures en plus du support des nouveaux appareils.

Je pense que le niveau d’avancement de la version 2.0, qui intégrera très certainement de nombreuses évolutions majeures, conditionne ce choix pour Adobe. Plus il nous faudra attendre pour la version 2.0, plus il est probable qu’Adobe choisisse d’intégrer de nouvelles fonctions dans LightRoom 1.x.

Alors, puisque je souhaite disposer d’améliorations notables sur toute la partie impression, ce n’est peut être pas dans mon intérêt de souhaiter une version 1.4 novatrice par rapport à une 1.3.2 qui ne soit qu’une mise à jour légère du moteur de Camera Raw.

Tout ceci n’est que pure spéculation, seul Adobe pourrait confirmer cette analyse.