Géolocalisation

Alors que ma collection d’image ne cesse de croître, j’ai pris la décision il y a quelques mois de cela d’être plus méticuleux quant aux métadonnées que j’affecte à chacune d’entre elles pour pouvoir mieux les gérer. Je me suis donc attelé à la tâche d’affecter des mots clefs, les noms des personnes, etc. à chacune de mes images. Je ne me suis pas arrêté en si bon chemin : j’ai pris le parti d’ajouter également, dans la mesure du possible, le lieu (coordonnées GPS) de la prise de vue.

Photos de Wikipedia sur Google Maps

Photos de Wikipedia sur Google Maps

Afin de me simplifier la tâche, j’ai décidé de m’équiper d’un récepteur GPS de randonnées pour enregistrer mes positions et les réaffecter ensuite à mes images. J’avais démarré un fil de discussion dans plusieurs forums pour connaître les habitudes d’autres photographes confrontés à ce même besoin. À ma grande surprise, il semblerait que ce sujet en intéresse plus d’un, chacun ayant ses propres outils ou méthodes. Afin de capitaliser sur ce qui avait été dit, j’ai décidé de synthétiser l’ensemble des informations échangées dans une page que voici.

Localisation et métadonnées

La géolocalisation des images consiste à jouter les métadonnées de localisation à chacune d’entre elles. Ces métadonnées sont incorporées dans les champs EXIF/IPTC/XMP et sont :

  • Latitude/Longitude
  • Altitude
  • Pays et code pays (code ISO 3166)
  • Région / État
  • Ville
  • Lieu
  • Fuseau horaire des différentes dates (prise de vue principalement)

Naturellement, si on dispose des coordonnées GPS, il est possible de retrouver le lieu (ville / région / pays) ainsi que le fuseau horaire qui s’y applique.

Principe général

La géolocalisation des images nécessite tout d’abord d’enregistrer la position relative des images. Pour celà, deux méthodes :

  • Avoir les coordonnées (latitude et longitude) insérées dans les métadonnées de l’image au moment de la prise de vue. Actuellement, cette fonctionnalité n’est disponible que pour peu d’appareils.
  • Enregistrer une trace contenant des positions horodatées et déduire a posteriori les positions des images en comparant leur horodatage de prise de vue et les points de la trace.

Actuellement, la seconde méthode est la plus utilisée car seule disponible pour de très nombreux photographes en extérieur.

Enregistrer les positions

Tout d’abord, comment enregistrer les positions des images sur le terrain.

Appareil doté d’un GPS

Les premiers appareils photo doté d’un récepteur GPS commencent à faire leur apparition sur le marché. Ces appareils, tels le Nikon P6000 sont capables d’enregistrer les coordonnées GPS de chaque image dès que ces dernières sont prises.

Nikon Coolpix P6000

Nikon Coolpix P6000

Cette méthode est de loin la plus simple et la plus précise puisque la position exacte enregistrée par le récepteur GPS est insérée dans l’image.

Il y a fort à parier que cette solution se généralise à l’avenir, ou alors que le Bluetooth soit intégré dans les boîtiers pour bénéficier en temps réel d’un récepteur GPS situé à proximité.

Enregistrer une trace avec GPS de randonnée

Magellan Triton 1500

Magellan Triton 1500

Le GPS transportable le plus couramment rencontré est le GPS de randonnée. Ce type de GPS est tout d’abord destiné aux amateurs de la marche à pied et offre un écran relativement large pour visualiser une carte, sa position et ses déplacements.

Ces outils sont très pratiques sur le terrain mais n’ont pas été pensés pour géolocaliser ses images. Il faut savoir que nombre d’entre eux ne prévoient pas d’enregistrer de très nombreux points durant les déplacements afin d’économiser sur la mémoire embarquée. Ainsi, ils optimisent les points de trace en ne gardant que des points significatifs pour tracer le chemin suivi. Il s’en suit que les positions enregistrées sont parfois très espacées dans le temps et dans l’espace, ce qui ne permet pas de géolocaliser proprement ses images a posteriori. De plus vérifier que le GPS que vous aurez sélectionné dispose d’une interface USB et non pas série afin de le connecter à votre ordinateur (de moins en moins d’entre eux disposent d’une traditionnelle prise série DB-25).

Les principaux fournisseurs de GPS de randonnée sont :

Il conviendra de suivre les évolution de l’iPhone. Avec son A-GPS intégré, il pourrait bien, moyennant une application écrite à cet effet, faire office d’enregistreur de trace sophistiqué.

Enregistrer une trace avec GPS data logger

PhotoTrackr Lite DPL700

PhotoTrackr Lite DPL700

Le GPS data logger est un accessoire plus rudimentaire constitué d’un GPS, d’une batterie, d’une mémoire et d’une interface plus ou moins complète pour visualiser sa position.
Ces outils ont pour vocation principale d’enregistrer la position à intervalle régulier. Certains disposent d’une interface Bluetooth pour être utilisable en temps réel par un PDA.
Ces outils sont peu chers, disposent d’une mémoire souvent conséquente, et enregistrent la position au mieux toutes les secondes ou 5 secondes, ce qui permet déjà de géolocaliser assez précisément ses image.
Les points à surveiller en vue d’un achat sont :

  • Autonomie en fonctionnement et simplicité à recharger (utilisation de piles bâtons).
  • Mémoire disponible afin d’enregistrer les déplacement envisagés.
  • Réglage de la fréquence d’échantillonnage.
  • Support du Bluetooth pour éventuellement être utilisé par un futur réflex sur le terrain.

On trouve de très nombreux fournisseurs de ce genre d’équipements, surtout aux USA. Je vous invite à faire un tour sur le site de Semsons afin de consulter leur catalogue. Le dollar étant plutôt bas par rapport à l’Euro, il peut être intéressant de faire son shopping outre Atlantique.

Accessoires pour réflex numériques

Nikon offre les réflex les plus adaptés à la chose : il est possible de raccorder sur leur prise accessoire un câble qui leur permet de se raccorder directement à un GPS et d’enregistrer la position dans toutes les images. Canon offre une fonction équivalente mais nécessite d’équiper son réflex d’une poignée ou d’un appendice supplémentaire pour pouvoir y connecter un GPS.

Il existe un petit accessoire qui permet de raccorder en Bluetooth à un GPS directement : le Blue2Can. A l’aide de ce petit accessoire, un boîtier Nikon accède en temps réel à un GPS Bluetooth situé à proximité.

Enrichir les métadonnées des images

Maintenant que l’on dispose d’un fichier de trace ou même d’images déjà localisées, il convient d’exploiter le tout et de mettre à jour les métadonnées pertinentes.

GeoSetter

GeoSetter

Voici une sélection des logiciels les plus utiles pour manipuler les métadonnées GPS de vos images. Ceux-ci sont capables de synchroniser vos images avec des fichiers de trace GPS, certains sont d’ailleurs capables d’aller chercher les données de localication (nom de pays / région / ville) sur Internet.

  • Gratuits :
    • GeoSetter – Microsoft Windows XP, Microsoft Windows Vista
    • Microsoft Pro Photo Tools – Microsoft Windows XP, Microsoft Windows Vista
    • Module de synchronisation GPS pour Adobe Lightroom : GeoTag – Mac OS X, Microsoft Windows XP, Microsoft Windows Vista
    • GPS Photo Linker – Mac OS X
    • GeoTag – Mac OS X, Microsoft Windows XP, Microsoft Windows Vista
  • Payants :
    • OziPhotoTool – $25 (utilisation commerciale) – Microsoft Windows XP, Microsoft Windows Vista
    • RoboGEO – $39,95 (utilisation personnelle), $79,95 (utilisation commerciale) – Microsoft Windows XP, Microsoft Windows Vista
    • HoudahGeo – $30 (utilisation individuelle), $15 (utilisation à titre d’étudiant), $40 (utilisation à domicile jusqu’à 5 utilisateurs) – Mac OS X
    • Downloader Pro – $29,95 (logiciel dont ce n’est pas la vocation première) – Microsoft Windows XP, Microsoft Windows Vista

Me concernant, mon choix va pour le logiciel GeoSetter qui en plus d’être gratuit est complet et agréable d’utilisation.

6 commentaires

  1. Très intéressant. J’ai suivi aussi le fil sur photim. Ne voulant pas me compliquer la vie, je pencherai plutôt vers un GPS data logger genre sony ou ATP.
    Ne suivant pas trop l’actualité, lequel te semble le plus fiable et simple d’emploi.
    Merci pour ton avis.

  2. A defaut d’un iPhone ou d’un GPS dedie, de nombreux telephones Nokia embarquent un GPS de bonne qualite, et le logiciel TrailExplorer enregistre de bonnes traces en GPX (et d’autres fonctionalites sympa)…

  3. bonjour.
    vous avez peu tester un i-gotU GT.
    Pouvez vous me dire la differance avec le GiSTEQ PhotoTrackr?
    je travail sous mac et j’ai un Nikon D700.

    merci de votre aide

    mika

  4. Bonjour,

    Je n’ai pas testé ce produit. J’en ai juste lu la description technique.

    Ce produit m’intéressait initialement car assez facile à se procurer en France, cependant je l’ai écarté de mon choix pour deux raisons :

    Il est alimenté par une batterie ce qui ne m’assure pas de pouvoir l’utiliser sur des treks assez longs où les prises électriques sont inexistantes. J’avais requis un produit supportant les piles AA rechargeables.
    Sa mémoire n’est pas assez grande pour pouvoir enregistrer les positions toutes les 5 ou 10 secondes pendant plus de 10 jours à raison de 10 heures par jour.

    Cependant, j’appréciais son look et sa construction.

    Le GiSTEQ PhotoTrackr fonctionne a priori bien sur Mac OS X, l’application, plutôt bien faite a été portée. J’aurai je pense l’occasion de le vérifier l’année prochaine puisque je compte retourner sur la plate-forme d’Apple.

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