Ça y est, Adobe a enfin levé le voile sur la version 2 de Lightroom.

Évolution ou révolution ?

Cette version était attendue depuis quelques mois. Je ne m’étendrai pas sur les nouveautés que beaucoup d’autres sites vont exposer en long, en large et en travers :

  • La retouche locale (pinceau de réglage et filtre gradué).
  • La colorimétrie améliorée avec un nouveau profil  corrigeant enfin les problèmes de rendu des tons chauds.
  • La possibilité d’utiliser des profils simulant à la le rendu colorimétrique des logiciels de fabricants d’appareils photo ainsi que les styles d’images propriétaires (Canon DPP, Nikon Capture NX, etc.).
  • L’amélioration de la gestion de l’accentuation en sortie (intégration des algorithmes de PixelGenius).
  • La refonte du module Bibliothèque.
  • L’amélioration des échanges avec Photoshop CS3 (objets dynamiques, HDR, panorama et calques).
  • La suppression du nombre limité d’éditeurs externes.
  • L’augmentation de la taille maximale des images de 10 000 à 65 000 pixels par côté.
  • Le support 64 bits pour Mac OS X et Windows Vista.
  • La gestion de deux écrans.

Une telle quantité de nouveautés suffit à justifier le passage de la version 1.x à 2.x.

Après avoir converti ma bibliothèque pour Lightroom 2 et passé un peu de temps à traiter, j’ai déjà quelques remarques à apporter

  • Les retouches locales sont très puissantes et suffisent à la majorité de mes besoins de traitement. Cependant, je ne sais pas si c’est lié à ma machine, mais la réactivité du pinceau laisse souvent à désirer.
  • La réorganisation de l’espace « Bibliothèque »est agréable, mais j’aurai préféré qu’Adobe termine son travail et permette de gérer facilement des collections de plusieurs centaines de mots-clefs. Cette version est tout aussi pénible que la précédente si vous désirez réorganiser vos mots-clefs hiérarchiquement. Le scrolling rend la chose acrobatique.
  • Je n’ai pas encore eu le temps de faire des tests d’impression pour vérifier le résultats des nouveaux algorithmes d’accentuation, mais j’y compte bien.

Une chose est cependant certaine, hors de question de revenir à Lightroom 1.4.1 maintenant que j’ai gouté à ces nouveautés.

Compatibilité de mon plugin

Mon plugin d’export vers Gallery fonctionne avec Lightroom 2, mais après avoir regardé rapidement les évolution de l’API, j’ai un peu de pain sur la planche pour en faire un module parfaitement conforme aux attentes de cette API enrichie.

En attendant vous pouvez continuer à utiliser le plugin en version 1.1 avec Lightroom 2.0. Vous rencontrerez peut être l’erreur suivante :

The plug-in had an internal error while opening the Export dialog.
GalleryUploadExportDialogSections.lua:39: attempt to index field ‘?’ (a nil value)

Dans ce cas, éditez le fichier GalleryUploadExportDialogSections.lua et commentez la ligne 39 en ajoutant « — » devant l’instruction. Vous devriez obtenir :

— properties.serverSynopsis = prefs.serverTable[properties.serverValue].label

Conversion Dollar vers Euro

De nombreux acteurs du monde informatique abusent quant aux tarifs pratiqués en Europe pour commercialiser leurs logiciels. Adobe plus que d’autres. En effet, la mise à jour de Lightroom 1 vers Lightoom 2 est disponible pour $99 aux USA (en gros un peu moins de 70€) alors qu’il faut débourser 99€ soit 120€ avec les taxes en France. Adobe ne pourra pas parler de coûts spécifiques liés à la traduction, la version vendues aux USA comprend déjà le français.

Sachant que les propriétaires d’une licence pour Lightroom 1 peuvent acheter leur mise à jour sur le site américain d’Adobe, je ne saurai que trop vous conseiller cette option.

Un nouveau Drobo

Voici quelques jours qu’a été annoncé un produit qui avait attiré mon attention il y a quelques mois lorsqu’il a fait sa première apparition et qui nous revient avec les fonctionnalités qui lui manquaient à mes yeux. Ce produit est le Drobo, un boîtier externe dans lequel viennent s’enficher des disques durs et qui permet de stocker ses fichiers avec une tolérance aux pannes mécaniques.

La première version de ce produit ne disposait que d’une interface USB 2.0, la nouvelle apporte en plus le support du FireWire 800. Associé à un Macintosh équipé de série de cette interface, les débits annoncés sont bien plus élevés.

Drobo

Un Drobo est une unité de disque autonome qui accepte jusqu’à 4 disques SATA soit un espace maximal de 16 TO, et ce, sans obligations d’utiliser des disques identiques : des disques de capacités variées peuvent être utilisés. Ces disques sont gérés comme un seul et même volume et le Drobo se charge de répartir les données sur l’ensemble de ces disques pour garantir les données en cas de perte d’un des disques. Bien entendu une partie de l’espace total est utilisé pour assurer la redondance des informations.

Le Drobo dispose de diodes de différentes couleurs pour indiquer à l’utilisateur le besoin de remplacer un disque défectueux ou le besoin de remplacer un disque par un autre de plus grosse capacité afin d’étendre le volume de données lorsque ce dernier est trop rempli. Il est possible de commencer avec deux disques (de capacité identique pour optimiser la redondance avec deux disques), d’en ajouter un troisième, puis un quatrième, et ensuite de remplacer les plus petits par des plus gros pour étendre le volume de données gérées. Cette solution est extrêmement souple par rapport à d’autres pour croître en fonction des besoins de l’utilisateur.

D’une certaine façon, le Drobo est une forme de RAID 5 rendu plus souple et surtout plus simple à mettre en œuvre pour le commun des mortels.Lire la suite de

Après quelques très longues semaines sans avoir eu l’occasion de ressortir mon sac photo, me voici de retour pour suivre l’actualité qui est particulièrement riche ces derniers temps.

Vers la démocratisation du « Full Frame »

Nikon D700

Nikon D700

Après Canon qui seul a sorti plusieurs modèles de réflex numériques dotés d’un capteur plein format, Nikon s’est invité à la danse avec son D3. Depuis quelques jours, le D3 est accompagné d’un D700, union d’un D3 et d’un D300. Les spécifications techniques sont au final très proches du D3 dans le corps d’un D300 (avec une viseur agrandi) :

  • Capteur CMOS  de 12.1 Megapixels plein format (FX)
  • Support de toutes les optiques en monture Nikon F, avec un facteur de recadrage de 1.5X et une perte de résolution en utilisant les objectifs DX
  • Processeur de traitement d’image EXPEED
  • Boîtier en alliage de magnésium tropicalisé
  • Système anti-poussière pour le capteur
  • Mode Live view sur écran LCD de 3 pources et 920 000 points (2 modes disponibles)
  • Grand viseur avec un agrandissement de 0.72X et une couverture de 95% de l’image
  • Autofocus 51 points avec la fonction « 3D focus tracking »
  • Rafale à 5 i/s sans le grip optionnel et 8 avec
  • Plage de 200 à 6400 ISO (extensible à 100 – 25600)
  • Enregistrement 12 ou 14-bit des images RAW
  • Flash intégré avec support du des flashs déportés
  • Fonction Active D-Lighting qui améliore les détails dans les ombres et les hautes lumières
  • Horizon virtuel pour prévenir les images bancales ; utilisable en mode live-view
  • Support des cartes CompactFlash (Type II) UDMA
  • Sortie HDMI (avec une prise plus petite que précédemment)
  • Disponible fin juillet pour 2800€ (boitier seul)

Honnêtement, que demander de plus, à part bien entendu le même boîtier moitié moins cher ?

Alors, Monsieur Canon, ce remplaçant du 5D ?

Le Canon 5D a bénéficié d’une belle existence, règnent sans partage sur le marché des réflex plein format bon marché. Même si ce D700 est situé dans une gamme supérieure, le règne de Canon prend fin. Sony arrivera peut être dans une gamme de prix équivalente avec son futur Alpha 900 et ses 25 Mégapixels.

Le remplaçant du vétéran se fait donc sérieusement attendre. Comment Canon va-t’il positionner son nouveau boitier ? Probablement sur le même créneau que le l’actuel 5D afin de ne pas entrer en concurrence avec les boitiers de la série 1. Il reste cependant une belle marge de progression entre l’actuel 5D et les boitiers actuels de la série 1. Peut être un meilleur autofocus, une meilleure rafale, très certainement un capteur comportant plus de 12 Mégapixels, bien entendu un système anti-poussière, la visée « Live View » et toutes les dernières améliorations présentes sur le 40D.

Alors, Canon saura-t’il m’inciter à casser ma tirelire pour acquérir mon premier réflex plein format ? Réponse dans quelques semaines !

Microsoft, par l’intermédiaire de son département Microsoft Profesional Photography vient de mettre à notre disposition un nouvel outil pour gérer les métadonnées et géolocaliser ses images : Pro Photo Tools.

Cet outil permet de visualiser les métadonnées, les éditer et également de les positionner les images sur une carte pour déterminer les coordonnées géographiques de la prise de vue. Il permet également de synchroniser les images avec un fichier de trace NMEA. Cet outil supporte les fichiers JPEG mais ne semble pas prendre en compte les fichiers RAW et leur fichiers XMP annexes.

Grosso modo, cet outil se présente comme une concurent de GeoSetter, mais en bien moins puissant.

Un tel outil peut présenter certains avantages sur GeoSetter. En effet, le premier se base naturellement sur le service de cartographie Microsoft Virtual Earth alors que le second se base sur Google Maps. Ainsi, lorsque les données présentées par Google ne sont suffisantes pour réaliser le positionnement des images, en particulier lorsque les images satellite de Google ne sont pas suffisamment précises, il reste un espoir que Microsoft en propose de meilleures sur son service.

Pour en savoir plus sur cet outil et le télécharger, rendez-vous sur son site dédié.

Altek

Altek

Le fabricant Taïwanais Altek vient d’annoncer un APN équipé d’un GPS intégré. Cet appareil doté d’un capteur de 8 Mégapixels, est donc capable d’enregistrer précisément les coordonnées géographiques pour chaque image (prise en extérieur, il va de soi).

Il semblerait donc que l’intégration de récepteurs GPS au sein d’appareils photo soit à l’ordre du jour. Si Altek rencontre un certain succès, alors il y a fort à parier que les autres grands noms de la photo que sont Canon, Nikon, Panasonic, Sony, Pentax, Olympus et les autres lui emboîteront le pas.

Logo LightroomLa version 1.4 de Lightroom est un épisode qu’Adobe souhaitera oublier.

Cette version pouvait ne pas sembler majeure en terme de nouvelle fonctionnalité, elle est cependant venue avec son lot de problèmes, donc au moins un impactait les fichiers RAW.

Lightroom n’a pas vocation à modifier le contenu des fichiers RAW, sauf cas bien particuliers, cette version souffrait d’un bug pouvant modifier la date de prise de vue dans les fichiers RAW. Cette dernière se trouvait modifiée à 00-00-0000.

Ayant appris le problème après avoir installé la version 1.4 et surtout après avoir lancé un « batch » pour modifier le profil d’étalonnage de mes images, j’avais potentiellement risqué de corrompre de nombreuses images. J’avais donc pris la décision de ne plus toucher à rien en attendant la version corrigée.

Adobe a semble-t’il pris le temps de s’assurer que la version 1.4.1 était exempte de tout problème de même nature.

Cette version est désormais disponible, je viens de l’installer, reste à vérifier si certaines de mes images ont été modifiées par la précédente version. Adobe ne précise pas si cette version est capable de corriger les erreurs que la 1.4 aurait pu commettre.

Bon, Adobe, c’est promis, tu ne le referas plus ?

Mise à jour : J’ai lu dans le Lightroom Journal que sauver les métadonnées corrige les erreurs introduites dans les EXIF par Lightroom 1.4.

Mon équipement photographique est constitué d’une majorité de zoom, mais je garde quelques focales fixes pour des photographies bien particulières. Je suis très satisfait de mon Canon EF-S 60/2.8 Macro pour tout ce qui est macro, je dispose également du traditionnel Canon EF 50/1.8 mais sa construction tout plastique et surtout son moteur lent et bruyant font que je ne l’utilise pas aussi souvent que je le souhaiterais. Pourtant, c’est un objectif qui pourrait être idéal pour le portrait et surtout pour la photo en faible lumière. Canon propose également un EF 50/1.4, mieux construit et plus lumineux, mais ce dernier est plus cher.

Sigma a décidé de mettre un petit coup de chiffon sur le rayon des focales fixes standard et vient d’annoncer un nouvel objectif de 50mm, ouvrant à ƒ/1.4, équipé d’une lentille asphérique moulée, de lentilles traitées multi-couche, et également d’un moteur à ultrason.

Sigma 50mm f/1.4 EX DG HSM

Sigma 50mm f/1.4 EX DG HSM

La distance de mise au point minimum est de 45cm.

Sur le papier, tout y est. Reste à voir les performances de cette optique en comparaison du Canon EF 50/1.4 et également le tarif qui pour le moment n’a pas encore été annoncé.

Il n’est pas impossible qu’une première optique Sigma vienne rejoindre mon fourre-tout et me réconcilier avec le 50mm !