Enfin… Je suis allé chercher ma table qui m’attendait depuis 2 semaines au dépôt (après 6 semaines de délai avant disponibilité).
Rapidement, le poids s’est fait sentir pour ramener les deux cartons de la voiture jusqu’à mon appartement. Encore une fois j’ai cédé à l’appel du tek brut, et bien que ce soit une petite table bar pour 4 personnes (désolé les amis, mais les diners en groupe chez moi sont maintenant d’une autre époque), mes bras s’en rappellent.
Après quelques minutes de montage, la voici qui trône, les quatre fers en l’air, dans mon salon. Le moment arrive de la mettre en place… Ô rage, ô désespoir… Après quinze minutes à retourner le problème dans tous les sens, je ne parviens pas à la retourner seul. Trop lourde et trop haute, le risque de la voir me glisser des mains en la basculant est trop important. J’attendrai donc ce soir pour trouver l’aide requise. Comme quoi, c’est parfois important de vivre en couple !
Et maintenant, la dernière tâche… Trouver 4 chaises adaptées… Car une table bar, c’est sympa, mais on a l’air particulièrement ridicule dans une chaise de table normale avec les yeux qui arrivent à peine à hauteur de table. Alors, à ceux qui viendront diner chez moi, un peu de patience encore, ou alors, on mange debout !
Me voici de retour en France après deux semaines passées à Niamey. La DST a bien voulu me rendre mon passeport le samedi après-midi précédent mon départ.
Bilan de ce court séjour :
- 2 plaquettes de Malarone® et a posteriori aucun signe de palud même si les traces de boutons de moustique sont multiples.
Le plus malchanceux d’entre nous a contracté de manière quasi simultanée : le palud, la fièvre typhoïde, la fièvre méditerranéenne. Bien entendu, il a fini hospitalisé et n’était pas mécontent d’être rapatrié.
- Une plaquette complète de Tiorphan®. C’est le prix à payer pour boire au robinet, prendre des glaçons, manger des légumes sans se poser trop de questions. Attention cependant à ceux qui veulent s’aventurer dans ces régions : il convient de s’assurer d’avoir du papier toilette en permanence avec soir et également de vérifier qu’il n’y a pas de coupure d’eau avant de s’aventurer dans le petit coin tranquille. Habitués que nous sommes à notre petit confort d’européens, certaines situations peuvent nous laisser dans de grands moments de solitude. Il suffisait de voir les plus verts d’entre nous devenir encore plus verts lorsque quelqu’un annonçait que l’eau était de nouveau coupée.
- Aucune photo ou presque. Mon matériel photo que j’avais emporté n’a pas été sorti une seule fois. Et pourtant Niamey semble magnifique. Le survol en avion montre une région rouge parsemée d’arbres. Comme il est très probable que j’y retourne, je m’arrangerai pour disposer de mon propre véhicule (4×4) pour pouvoir m’extirper de la capitale.
- Je reviens avec quelques dizaines de milliers de Francs CFA. Encore un ou deux passages et j’en aurai assez pour pouvoir jouer au Monopoly avec de vrais billets.
- Si vous devez vous déplacer à Niamey, évitez de marcher trop près de la route. Les automobilistes sont extrêmement confiants de leur capacité à éviter les piétons, vélos, motos. Si confiants d’ailleurs que peu de voitures n’ont pas leurs portes droites d’éraflées. Les accidents se règlent réellement à l’amiable : une moto percute une voiture, les deux sont plus ou moins en tort, le motard se relève, les deux se serrent la main et chacun reprend son chemin. Des situations inimaginables pour les conducteurs parisiens habitués à se battre derrière leur volant.
- Où est donc passée ma chance ? J’avais remarqué deux objets : un tableau et des statuettes faites de morceaux de métal récupéré et soudé. Le tableau est parti en exposition à Saint Brieuc pour ne revenir (si jamais il revient) que début septembre. Le vendeur de statuettes a quant à lui décidé de déserter sont carrefour la seconde semaine. Moralité, à avoir attendu la seconde semaine, je suis reparti bredouille sans les petits objets d’ameublement qui m’avaient plu.
- Je connais maintenant tous les grands axes goudronnés de Niamey, il me reste à apprendre les centaines de rue de terre, mais avec quelques séjours supplémentaire, je pourrai envisager ma reconversion en taxi. En parlant de taxi, nous les avions surnommés les petits suisses : il s’agissaient de petites voitures japonaises blanches des années 80 et qui disposaient encore, pour nombre d’entre elles, de l’autocollant « CH » à l’arrière. Les jours de pluie, n’oubliez pas de soulever les pieds… Les trous dans les planchers sont légion, et l’eau monte facilement de plus de 30cm dans la ville.
Encore quelques semaines de répit, et je serai de retour au Niger.
Le déjeuner d’aujourd’hui était un peu particulier. Nous sommes allés comme bien souvent nous repaitre au buffet du Grand Hôtel.
Aujourd’hui, outre le fait que le buffet n’était pas extraordinaire (nous avons été habitué à mieux), nous avions à proximité immédiate un groupe assez bruyant. Orange Niger organise ce samedi 5 juillet un concert géant avec des artistes français. Il semblerait que ces derniers soient relativement, connus, personnellement, je ne connais que Passi dans la liste. Bref, tout ce petit monde était à la table voisine… Certains paieraient cher pour avoir mangé à proximité, je me serai personnellement contenté d’un déjeuner plus calme.
Hier matin le réveil fut difficile. Suffisament pour que j’arrive au travail à 9h au lieu de 8h.
Sur le chemin, quelle ne fut pas ma surprise de voir venir en sens inverse un vélo avec, accrochée sur le porte bagage, une tondeuse…
100 mètres plus loin, nous repassions devant le vendeur, dont une tondeuse manquait à l’appel…
Comme quoi, je fus légèrement mauvaise langue dans le billet précédent… Il existe un marché pour les tondeuses à gazon au Niger !
Il y a quelques années, François, un ami, me racontait les objets loufoques qu’on trouvait au BHV, en plein Paris… Il mentionnait en particulier la collection de tondeuses/tracteurs disponible au sous-sol. Si effectivement ces engins ne sont pas de plus utiles à Paris, aujourd’hui, le record est clairement repoussé.
A Niamey, je n’ai pas encore vu de vrai magasin à proprement parler. Il s’agit plus « d’échoppes » que l’on trouve le long des rues. Une d’entre elles a particulièrement attiré mon regard ce midi… Cette dernière ne vendait qu’un seul type de produit, tous en conditions usagés…J’avais sous les yeux une collection d’une dizaine de tondeuses à gazon aux portes du désert… Chapeaux bas…